Hadès (appelé Pluton par les Romains), fils de Rhéa (Cybèle), fut avalé par son père Cronos (Saturne) avec son frère Poséidon et ses sœurs Héra (Junon), Hestia et Déméter (Cérès). Zeus, un de ses frères vint les délivrer. Hadès lutta ensuite avec eux contre les Titans. Zeus s’octroya ensuite le Ciel et la Terre et attribua les océans à Poséidon et le royaume souterrain à Hadès.
Hadès était considéré comme le dieu des enfers, lugubre et sans pitié certes, mais pas comme un dieu maléfique ou injuste. On lui prêtait aussi le don de favoriser les récoltes comme sa femme Perséphone et sa sœur Déméter (mère de Perséphone), c'est pour cette raison qu'Hadès était souvent représenté avec une corne d'abondance.
Bien qu'appartenant à la nouvelle génération divine, Hadès n'était pas cité parmi les Olympiens, car il ne sortait jamais à la lumière du jour, même s'il en avait la possibilité. Il n'avait de contacts directs qu'avec Hermès, dont la tâche consistait à accompagner les morts dans l'au-delà.
Il portait sur la tête un casque qui le rendait invisible ; les Cyclopes lui en firent don et lui-même le prêtait parfois aux héros des légendes auxquels il avait décidé d'apporter aide et protection. Ce casque d'Hadès, pareil à celui de Siegfried dans la mythologie germanique, fut ensuite porté par d'autres divinités, comme Athéna, et même des héros, comme Persée.
Dans les Enfers, Hadès régnait sur les morts. C'était un maître impitoyable, qui ne permettait à aucun de ses sujets de revenir parmi les vivants, mais jamais il ne fut considéré comme malfaisant, satanique ou injuste. Il était assisté par des démons et des génies multiples, tels Charon, Minos, ou Cerbère, qui étaient placés sous ses ordres.
Perséphone siégeait à ses côtés avec autant de cruauté que lui. Le dieu des Enfers l'avait enlevée à sa mère Déméter. Cette dernière parvint avec l’aide de Zeus, à faire accepter à Hadès de la partager avec elle. Ainsi, il put la garder près de lui quatre mois de l'année. Ils n'eurent pas de descendance. Néanmoins, selon une légende, le couple infernal aurait engendré les Erinyes.
Hadès intervient rarement dans les légendes. A part le récit de l'enlèvement, qui appartient au cycle de Déméter, on ne le voit guère que dans un autre mythe, en rapport cette fois avec celui d'Héraclès.
L'Iliade raconte que, lors de la descente du héros aux Enfers, Hadès voulut lui interdire l'accès de son royaume. Il le rencontra à la porte des Enfers, mais Héraclès le blessa d'une flèche à l'épaule, si bien qu’Hadès dut être emmené en toute hâte sur l'Olympe, où Pan, le dieu guérisseur, lui appliqua un baume merveilleux, cicatrisant rapidement sa blessure. Des variantes montrent Héraclès assommant le dieu d'une énorme pierre. Quoi qu'il en soit, la victoire resta au fils de Zeus.
Chez les Grecs, son nom était prononcé le moins possible car il était signe de mauvais présage. Il avait plusieurs épithètes comme Eubouleus (le bon conseiller), Klymenos (renommé), Pylartes (portes solidement closes), Stygeros (horrible), on le connaissait aussi sous le nom de Zeus Katachtonios (Zeus des enfers). Il était peu vénéré par les Grecs, car ils pensaient que sa juridiction se limitait aux mort et par conséquent qu'il ne s'intéressait pas aux vivants.
Chez les Romains, il était beaucoup loué, car il portait chance aux agriculteurs qui pensaient qu'ils auraient une bonne récolte grâce à lui. Il était appelé quelque fois Orcus par les romains, nom d'origine obscure.