Septième Temple du Sanctuaire de Samos, celui du Taureau de Crête
Nachi, Shiryu, Shun, Jabu et Marine étaient stupéfaits par cet homme qui ressemblait assez à Aldébaran. Son cosmos resplendissait fortement. Son armure se distinguait de celle du chevalier d’or du taureau. En effet ces deux titres n’ont aucun rapport mythologique. - Laisse nous passer, dit Marine. Nous défendons la cause de la justice, celle d’Athéna. Les autres gardiens des temples ont ignoré nos mises en garde, mais nous sommes quand même arrivés jusqu’ici. Il est encore temps pour toi de changer de camp ! - Vous avez l’air de ne pas savoir une chose. Peut-être suis-je inférieur à certains des chevaliers que vous avez précédemment battus, mais en aucun cas cela ne veut dire que vous allez me battre sans problème. De plus je ne vois pas de quelle justice vous semblez parler ! Athéna et vous-mêmes, chevaliers, avez tué Poséidon et Hadès, deux des frères de notre déesse Héra. - Puisqu’il en est ainsi et que tu ne veux pas te résoudre à nous laisser passer, il va falloir que nous te défiions, dit Marine. Sois donc terrassé par l’aigle foudroyant ! Eagle Tough Lash ! Cordoba ne bougea pas pendant un instant, ce qui fit croire aux chevaliers de bronze qu’ils pourraient poursuivre leur route en laissant Marine défier le protecteur d’Héra. Cependant, au moment où ils passèrent à son niveau, Cordoba déplaça ses bras en arc de cercle et les chevaliers se heurtèrent violemment à sa barrière invisible. Ils tombèrent à terre, complètement sonnés. - Je vous ai déjà dis de ne pas mésestimer ma force et de ne pas surestimer la votre. Ce n’est pas votre amie qui m’empêchera de vous barrer la route. Il en faudra plus pour m’immobiliser. Il reprit alors une position attentiste afin de tester ses adversaires. - Tu sembles ignorer la volonté d’un chevalier d’Athéna ! De toutes nos qualités, celle-ci nous permet toujours de triompher quelque soit notre adversaire, son titre et ses attaques, dit Nachi. Mes compagnons ont déjà battu des chevaliers d’une puissance physique démesurée aussi bien que ceux dotés d’un force psychique démentielle. C’est pour cela que nous triompherons : nous avons la volonté et l’espoir ! Il se retourna vers ses compagnons et se comprirent en un simple regard. Alors, ils combinèrent leurs attaques en une seule pour mieux défier ce géant imperturbable. - A moi ! Les Chaînes Nébulaires ! (Nebula Chain) - Par les Météores de l’Aigle ! (Ryu Sei Ken) - Par la Colère du Dragon ! (Rozan Shô Ryû Ha) - Par la Griffe mortelle du Loup ! (Dead Howling) - Que le Galop de la Licorne te terrasse ! (Unicorn Gallop) Un énorme flux lumineux jaillit de leurs mains et se dirigea vers leur adversaire qui restait immobile et impassible. Au moment où l’énergie libérée devait l’atteindre, il dressa sa main comme pour interdire
la progression de cette formidable boule de force. Celle-ci le repoussa assez violemment en arrière mais il parvint à la contrôler tout de même, puis à l’annuler. Les chevaliers d’Athéna avaient réussi à le repousser temporairement mais il faisait de nouveau face à eux.
- Dire que vous n’êtes que des minables serait mentir et être déshonorant… Cependant ce sanctuaire est réservé à l’élite de la chevalerie. Je ne peux pas tolérer entre ces murs des guerriers de votre calibre. Mon jugement est sans appel, je vais tout de suite appliquer ma sentence ! Il s’élança alors en courrant et cria :
- Que le taureau de Crête vous écrase sous sa puissance !
Les chevaliers étaient cloués sur place en apercevant l’image de plusieurs taureaux qui fonçaient littéralement vers eux. Prostrés sur leurs pieds, ils furent renversés par une véritable pluie de coups, et piétinés une fois à terre. C’était comme si un troupeau s’était rué sur eux. Ils gisaient alors sur le sol du temple de Cordoba, non pas inanimés mais au contraire bien conscients de leur douleur et de leur état : des flots de sang coulaient de leurs corps, et leurs armures étaient endommagées. Pourtant, ils trouvèrent le courage de se relever sous l’impulsion de Marine.
- Relevez-vous chevaliers, ordonna t’elle ! Aucune brute ne pourra jamais nous contenir et nous réduire à néant ! Une fois qu’ils s’étaient tous dressés sur leurs jambes, Cordoba s’adressa à eux :
- Vous êtes valeureux, cela demeure une qualité, tant que ça ne devient pas de l’inconscience et de la folie. Et ainsi je vous propose d’abréger vos souffrances en vous rendant tout de suite, ou en essuyant une seconde fois mon attaque foudroyante !
- Nous ne nous rendrons jamais affirma Shun ! Nous préférerions souffrir pendant des heures plutôt que d’abandonner ! Un chevalier d’Athéna cache toujours en lui la force et l’intelligence de trouver la faille de son adversaire, et de la sorte nous l’identifierons chez toi comme chez les autres protecteurs d’Héra ! Shiryu se retourna alors vers ses amis et leur dit :
- Nous allons réessayer notre précédente attaque mais en combinant exactement nos forces vers sa tête au lieu de son corps. Il sera obligé de toute façon de se protéger le visage et ce court instant pourra permettre au moins à quelques uns d’entre nous de s’échapper.
- Je suis d’accord dit Jabu. Cependant, Marine, seule, tu ne pourras pas soutenir notre attaque. Il faut plusieurs personnes pour appuyer notre force combinée le temps nécessaire à ce que plusieurs autres puissent s’en aller. Je propose de soutenir notre attaque avec Marine.
- Très bien, trancha Marine, attaquons de toutes nos forces et Jabu et moi-même garderons Cordoba le plus longtemps possible sous notre emprise pour que fuyiez tous les trois. Compris ? - Es-tu sure que cela soit suffisant demanda Shiryu ?
- Nous n’avons pas d’autres choix ! Comme je vous l’ai dit en entrant il va falloir que certains se sacrifient en laissant passer les autres. Bien évidemment, nous ferons tout pour venir vous rejoindre ….
- Que mijotez-vous ?, se demanda Cordoba. Je vous rappelle que vous avez déjà tenté de m’atteindre… sans résultat. Commencez plutôt à penser à votre reddition !
Les chevaliers se tournèrent alors vers Cordoba avec un regard confiant et tourné vers la sortie de son temple.
- Au lieu de nous intimider, prépare-toi plutôt à recevoir nos coups, chevalier !
Jabu, Shiryu, Marine, Nachi & Shun unirent de nouveau leurs pouvoirs et un jet encore plus impressionnant que le premier sortit de leurs mains. Cordoba put se protéger, mais de la même façon que la première fois, il fut repoussé encore plus largement en arrière. Alors que ce dernier était en difficulté, Shun, Nachi & Shiryu prirent la fuite laissant Marine et Jabu lancer une nouvelle vague de coups. Cordoba aperçut furtivement 3 de ses adversaires s’enfuir, mais il ne put pas réagir instinctivement. Ils avaient réussi, ils étaient sortis de ce champ de bataille et apercevaient déjà le prochain temple, très loin d’eux, presque inaccessible.
Portes des Enfers, Monde parallèle au Cinquième Temple du Sanctuaire d'Héra, celui de Gokunes du Cancer.
Gokunes était tout juste arrivé aux portes des enfers. Déjà, il apercevait la file tentatrice des morts, qui se dirigeait lentement sans but, dans une errance infinie. Il se mit tout de suite en route, en restant en contrebas des collines, pour gagner du temps et ne pas être confronté à des gêneurs potentiels. Après quelques minutes de marche, il aperçut Hyoga sur le front de la montagne, inanimé, qui suivait Camus. Il gravit alors la colline et arriva au niveau de Hyoga. Il songea un instant à ce qu’il devait faire, mais il ne douta que quelques secondes. Ce qu’il voulait faire était incertain et n’avait jamais été tenté par aucun chevalier du Cancer. Il se doutait néanmoins de ce qu’il pourrait arriver. Il souriait devant cette possibilité, qui marquerait la fin de sa mission de serviteur d’Athéna. Alors, le petit homme poussa violemment Hyoga de la file des hommes inconscients et lui infligea le coup, inverse des « Cercles d’Hadès », ce qui lui permettrait de regagner le monde des vivants. Hyoga disparut alors. Cependant, comme il l’avait pressenti, les hommes errants qui suivaient et précédaient Hyoga se tournèrent alors vers lui. Gokunes avait modifié le cours de la chaîne de la mort. Il ne pouvait plus revenir en arrière, il devait devenir le maillon manquant de la chaîne, pour rétablir l’équilibre. De toute façon il ne pouvait se soustraire à cette force inexplicable qui le paralysait presque. Il se laissa alors aspirer dans cette file, à la suite d’Isaac et de Camus. Alors, ses yeux verts devinrent alors complètement bleus, sa tête se pencha et ses muscles se relâchèrent. Gokunes faisait dorénavant partie de la chaîne de la mort. Hyoga, lui, gisait à l’intérieur du temple, mais commençait à reprendre ses forces et ses esprits. Il pourrait bientôt prêter main forte à ses amis.
Septième Temple du Sanctuaire d’Héra, celui du Taureau de Crête
Marine et Jabu étaient essoufflés par leur effort. Cordoba, lui, s’était relevé, et ne semblait aucunement souffrir de l’attaque qui l’avait paralysé ou plutôt occupé quelques secondes. Il faisait face, d’une façon encore plus souveraine que précédemment.
- Je ne comprends pas bien le but de votre tactique. A deux, je ne vais pas mettre longtemps à vous tuer car vous ne pourrez pas vous défendre, et dans le même temps, vos compagnons vont se faire tuer au pire un à un. De toute façon il leur reste cinq temples et des armures amoindries, donc leur destin est déjà scellé. Vous auriez du m’écouter et vous résigner à mourir. Vous êtes braves mais idéalistes. Dorénavant, je ne ferais plus souffrir personne pour rien, vous allez tout de suite rejoindre vos compagnons précédemment tombés. Recevez le châtiment suprême du Taureau de Crête : La Corne Divine de Zeus ! Cordoba se rua vers ses adversaires et ses poings prirent la forme de véritables cornes de taureau qui renversèrent violemment les chevaliers tout en les paralysant complètement et durablement. Jabu et Marine étaient ainsi à terre, figés de façon immobile malgré le fonctionnement de leurs cerveaux. La Corne Divine de Zeus était une attaque à la fois physique et psychique dans le sens où elle était terriblement violente et dans ce cas, elle paralysait le corps des adversaires par le fait de réduire le corps à néant. Jabu & Marine étaient ainsi si étonnés que leurs esprits se figeaient sur ce problème physique et restaient bloqués dessus, sans pouvoir réfléchir à autre chose.
- - Je vous avais prévenu chevaliers ! pavoisa Cordoba. La mort la plus brève est toujours la solution à choisir contre un protecteur d’Héra ! Puisque vous avez voulu tenter de me résister, vous allez connaître le châtiment suprême du Taureau… mon dernier coup qui va vous achever définitivement ! Il dressa alors sa main au-dessus de sa tête avec ses doigts levés. Alors qu’il s’apprêtait à transpercer le coeur de Jabu, il fut presque tétanisé par une atmosphère étrange et inattendue.
- - Serait-ce toi Ranevski ? Pourquoi te caches-tu ? Cesse donc de jouer avec moi ! Tu sais pertinemment que je n’aime pas le froid que tu dégages ! En effet, l’atmosphère était devenue froide, une pluie de diamants tombait très lentement et des cristaux de glace se formaient un peu partout dans le temple de Cordoba. Il commença à apercevoir la silhouette de son invité. C’était Hyoga qui osait le défier !
- - Qui es-tu donc pour oser me défier ?
- - Je suis Hyoga, chevalier d’Athéna du Cygne, et toi qui es-tu ?
- - Je suis Cordoba de Hornos, chevalier du Taureau de Crête… et tu peux voir que sans ton arrivée, deux de tes amis seraient morts ! Trois autres ont réussis à filer, mais ces deux là sont sur le point de rejoindre le royaume des Morts… Ne t’inquiètes pas, tu les accompagneras bientôt !
-
Hyoga avait en effet vu ses amis à terre et s'inquiétait pour eux, mais dorénavant, après son échec aux Portes de l’Enfer, il s’était promis de ne plus se laisser posséder par ses sentiments.
- Je n’ai pas envie de perdre mon temps face à toi Cygnus !, dit le protecteur d’Héra. Je vais tout de suite te porter mon coup de grâce qui a cloué le bec de tes compagnons ! Hyoga se mis aussitôt en garde et se prépara également à lui adresser son attaque favorite en même temps.
- Par la corne divine de Zeus !
- Que la puissance de l’Exécution de l’Aurore te réduise à néant !
Le choc des forces en suspens fut terrible et interminable. Aucun des deux chevaliers ne semblait prêt à se laisser faire. Là ou ses compagnons n’avaient pas pu tenir tête à Cordoba, Hyoga laissait éclater la puissance d’Aurora qui était capable de figer les forces du Taureau. A la puissance physique, Hyoga répondait par la force pure et intense de son attaque, qui paralysait la force physique de Cordoba. Ce dernier se résolut à maintenir son attaque, tout en avançant vers Hyoga, pour mieux lui asséner des coups de poing, et ainsi faire parler sa supériorité physique. Néanmoins, plus il avançait, et plus il sentait le froid le tétaniser. Si bien, qu’il ne pouvait presque plus bouger, ses membres se gelant sur place. - Comment peut-il réussir cet exploit ? S’inquiéta Cordoba. Hyoga lui-même était étonné par la force et la durée de son attaque, il se sentait comme poussé par une force largement supplémentaire et bienveillante et comprit d’où elle venait. Cordoba lui aussi se mit à comprendre.
Derrière Hyoga, il aperçut le visage de Ranevski qui était là, comme pour l’aider et lui enseigner son savoir. - Je savais bien que tu n’étais pas loin, soupira le chevalier du Taureau de Crête. Ta mort t’aurait-elle fait changer de camp ? Ainsi, Cordoba comprit alors qu’il ne pourrait rien faire face à cette attaque qu’il n’aurait jamais pu ni prévoir, ni contrer. Hyoga n’étant pas bouleversé comme les autres par sa carrure et sa force physique démesurée. Le chevalier du Cygne, lui, comprit qu’il pouvait se débarrasser de son ennemi. Il intensifia une dernière fois son attaque, jusqu’à l’épuisement total. Cordoba ne put pas supporter cette nouvelle vague de froid immobilisante, d’un froid ultime et supérieur à ce toutes les attaques qu’il avait pu exécuter jusqu’à présent. Il tomba en arrière, inanimé et gelé. Hyoga était également épuisé et sentait maintenant le contrecoup de son expédition aux portes des enfers, ce qui aggravait sa débauche ultime et inconsciente d’énergie. Il tomba à terre, presque mort. Intérieurement, il remercia le Chevalier de la Couronne Boréale, feu-le Grand Ranevski de Kourgan. Marine, Jabu et Hyoga gisaient tous les trois à terre, inanimés. Marine était elle dans un état presque comateux. Dans un bref instant de lucidité, au milieux de tas de choses elle aperçut un être qui se dirigeait vers eux. La vue de Marine était totalement brouillée et très peu claire, elle ne put que distinguer une silhouette dorée se dirigeant vers elle. - Non Cordoba gémit-elle, ne nous tue pas. La silhouette se plaça face à Hyoga, et s’agenouilla devant lui. Elle leva sa main droite en l’air, avec deux doigts relevés. Elle transperça l’abdomen de Hyoga, duquel le sang se mit à couler lentement. Marine vit Hyoga presque totalement glacé, et comprit que ce geste allait le sauver. En effet, la chaleur de son sang allait réchauffer son corps froid et meurtri. Après un effort considérable, Marine parvint à articuler : - Mais, pourquoi ? Marine distingua difficilement un sourire sur ses lèvres. L’homme se releva et se pencha alors sur Marine, toujours à terre. Il posa la main sur son visage puis sur son coeur, et enfin, lui referma les yeux. Marine sentit un grand soulagement, ses membres se relâchèrent, ses douleurs étaient de moins en moins difficiles à supporter. L’homme se releva et fit de même pour Jabu. Elle put distinguer l’homme se diriger vers la sortie du temple de Cordoba, en direction du prochain temple. Il se retourna, puis disparut en un fragment de seconde, comme s’il se téléportait. Marine retomba alors dans une sorte de comas, totalement meurtrie par les coups du puissant Cordoba.