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Cet article vous est proposé par : kanoun



Le Sanctuaire de Samos



Quatrième Temple du Sanctuaire d'Héra

Ce nouvel adversaire n’avait rien à voir avec les précédents, qui étaient tous des monstres physiques, d’une carrure impressionnante. Celui-ci avait une aura incroyable, et un charisme très fort qui se dégageaient. Comme tous les protecteurs d’Héra, il arborait avec fierté son armure et ses marques distinctives sur le visage et le corps. Bien qu’il avait menacé les chevaliers à leur entrée, il semblait bien moins arrogant et sûr de lui que les autres…ce qui le rendait d’autant plus dangereux. - Ecarte-toi de notre chemin, tes prédécesseurs avaient beau se vanter, ils n’ont eu que leurs mots pour nous battre, mais dans les faits, ils ont perdu. Si tu tiens à la vie, laisse nous poursuivre notre route et notre cause, dit Ikki. - Cessez d’avoir l’impression, en arrivant face à un nouvel ennemi, que vos combats précédents seront forcément utiles. Je ne dis pas que l’expérience et le savoir ne servent à rien, mais je vous mets en garde contre le fait de considérer que les défaites de Nadalos ou Sokan constituent une raison de plus de croire que vous pourrez me battre. Cette réflexion fit perdre leur récent enthousiasme aux chevaliers, surpris par ce chevalier sage qui contrastait totalement avec les personnalités des deux protecteurs d’Héra précédents. Hyoga, lui, se décida tout de même à en savoir plus sur cet ennemi. - Et quel est ton nom, toi qui te permets de nous faire la morale ? Après s’être retourné vers Hyoga, le chevalier prit son temps et lui répondit calmement. - On m’appelle Ranevski de Kourgan. J’ai reçu en Russie le titre de Chevalier de la constellation de la Couronne Boréale, et je suis le quatrième serviteur d’Héra, celui de la maison de la Biche de Cérynie. Marine qui menait depuis le départ l’avancée des chevaliers de bronze était cette fois-ci totalement stoppée dans son élan par la crainte de ce nouvel ennemi. Elle réfléchit à ce que venait de dire Ranevski et pensa alors à Hyoga, lui même russe. Pensant pouvoir trouver une faille par ce biais, elle demanda au chevalier du Cygne : - As-tu déjà entendu parler de cet homme Hyoga ? Tu as passé quelques années en Russie. Un guerrier de sa prestance, si proche de toi, ne devrait pas t’être inconnu ? - En effet, ce nom me rappelle quelque chose, je crois que mon maître Camus m’a déjà parlé de lui. Au nom de Camus, Ranevski ajouta tout de suite sa précision : - Pour tout te dire, j’ai très bien connu ton maître. Je me souviens très bien de lui, de son arrivée au camp d’entraînement, en Sibérie. - Comment çà ? tu t’es entraîné avec Camus ?, demanda Hyoga. - Je suis sans doute la personne qui connaissait le mieux Camus. Lorsqu’il est arrivé au camp, il arrivait dans l’inconnu. Pour lui tout était nouveau : les gens, le climat,…bref la solitude de nos terres. Tout ça pour te dire que je lui doit beaucoup de respect, de part cette amitié. Malheureusement pour moi, il était beaucoup plus calme et plus endurant. Sa force intérieure, de caractère, de concentration et de coeur me dépassait. Il a gagné son titre bravement. Il est devenu chevalier d’Or. Moi pendant ce temps, j’ai dû survivre dans l’enfer du Grand Nord. Alors que j’allais mourir de faim, par une nuit glaciale, Héra m’a secouru et amené ici. C’est pour cela que je suis aujourd’hui face à vous. Cependant, …
- Quoi ? Qu’y a t’il ? ? S’inquiétèrent immédiatement les chevaliers. Ranevski sourit légèrement de cette peur immédiate et termina sa phrase : - Je vous accorderai tout de même une mince chance et un bref répit. En souvenir du glorieux Camus, je laisserai son élève Hyoga passer ma demeure. Les autres devront me passer sur le corps. Marine et les autres étaient stupéfaits par cette étrange clémence mais Hyoga coupa court à cette idée : - Non, je ne peux pas, dit-t’il. En l’honneur de ton compagnon d’entraînement, tu devrais plutôt m’affronter seul ! - Ne confonds ni les personnes, ni les rôles, Hyoga. Je ne suis ni ton maître ni ton ennemi personnel. Je ne t’affronterais pas seul comme Camus. Je t’offre une chance unique de poursuivre ta route ! Saisis-là, ou bien subis mon châtiment tout de suite, avec tes compagnons ! En se tournant vers ses amis, Hyoga vit dans leurs yeux qu’ils le soutenaient, et qu’ils approuvaient la « permission » accordée par Ranevski. - Je ne peux pas vous abandonner. Je n’ai pas le droit, dit-il tout bas. - Hyoga ! Intervint alors Shiryu. Le destin est ainsi fait. Ranevski en a décidé ainsi. Tu as une chance inouïe de poursuivre notre combat. Il n’y en aura peut-être pas d’autres. Tu connais notre volonté de vaincre, de réussir, ainsi que notre dévouement envers Athéna. Nous te rejoindrons le plus tôt possible, pars sans crainte. Marine approuva ce jugement, tout comme les autres chevaliers de bronze. Hyoga continua alors sa route vers le prochain temple. Shiryu, Ikki, Jabu, Shun, Nachi et Marine étaient alors seuls, face à cet adversaire impressionnant. Il régnait dans ce temple une atmosphère extraordinairement silencieuse. Ranevski paraissait être plongé dans des pensées et ne s’intéressait plus à ces ennemis. Les bronzes étaient comme statufiés par cette attitude calme, posée, en total désaccord avec la violence des 3 gardiens précédents. Il ouvrit alors les yeux, en semblant avoir fini d’analyser son duel. Ikki n’en pouvait plus d’attendre. Il rompit le silence et l’attente avec son habituel caractère flamboyant. - Cesse de réfléchir ! Apprêtes-toi plutôt à sentir les pouvoirs du phénix qui te réchaufferont l’esprit. Puisque tu sembles être si puissant, goûtes sans plus attendre à mon attaque favorite : Par le battement d’ailes du phénix ! (Hô Yoku Ten Shô Instantanément, avant qu’une quelconque force ait pu sortir des mains d’Ikki, Ranevski sortit de son attitude attentiste. Il prononça ces mots : - Phénix : Disparaît dans les Glaces de la Couronne Boréale ! Des anneaux blancs et brillant sortirent des mains du protecteur d’Héra. Ikki s’en trouva entouré. Stupéfait, il tenta de se débattre, s’énervant de plus en plus de cette paralysie, mais il ne faisait qu’empirer les choses. Ranevski, qui avait encore la main ouverte, la ferma peu à peu, et plus il la refermait et plus Ikki semblait devoir disparaître. Quelques secondes plus tard, Ikki disparut totalement dans un bref nuage. Comme si un feu avait été éteint.
- Mon frère ! S’inquiéta Shun ! Où est-il ? Où l’as-tu envoyé Ranevski ? Celui-ci ne répondit pas. Des secondes passèrent…Et Ranevski retomba dans cette attitude si angoissante qui faisait que pour les autres, cela revenait à se trouver face à un adversaire absent mentalement de ce qui se passait. - Ca n’est pas possible ! Le phénix renaît toujours de ses cendres ! Il va revenir ! Cependant, rien n’arriva. Le temple reprit alors son atmosphère précédente : silencieuse, mais maintenant presque morbide. Jabu tenta d’insister, agacé par le mutisme de Ranevski - Réponds Chevalier ! Où est Ikki ? Enfin, Ranevski se décida à leur adresser la parole, mais pour leur adresser un reproche inattendu de sa part : - Ne vous préoccupez pas des absents ! Vous allez droit à votre perte. Si vous n’êtes pas plus attentifs, réactifs, et combatifs, vous subirez le même sort. Shiryu et Marine ne pouvaient pas s’empêcher de penser à l’attitude paternaliste de Camus, qu’ils retrouvaient chez ce mystérieux Ranevski. Les chances des derniers rescapés s’amenuisaient au fil des minutes qui s’écoulaient avec une vitesse folle. Shun était presque sanglotant. Nachi et Jabu plus que jamais en plein doute face à des épreuves terrifiantes qu’ils découvraient pour la première fois. Seuls Marine, la meneuse de la troupe, pleine d’expérience, et Shiryu, toujours courageux et valeureux, étaient en réelle possession de leurs moyens. Ranevski ne toléra pas plus longtemps toutes ces hésitations, toutes ces inquiétudes. - Vous ne méritez pas de poursuivre votre chemin dans ce Sanctuaire sacré. Je vous confie que les volontés d’Héra me sont bien égales. Cela ne me regarde pas. Je ne peux pas m’opposer à une déesse. Par contre, tolérer dans la maison sacrée des peureux ou autres faiblards : Ca, c’est impossible ! Ses yeux bleu clair devinrent alors noirs et il semblait qu’aucune force ne pourrait le contrecarrer. - Puisque vous semblez condamnés à jouer le rôles des faibles, je vais vous conforter dans ce rôle ! Shiryu pourtant, se révolta. - Cesse de nous insulter. Essaye de repousser cela : Par la Fureur du Dragon ! (Rozan Shô Ryû Ha) Cependant, d'une seule main, Ranevski repoussa l'attaque du Dragon. - Vous ne comprenez toujours pas ! Arrêtez de frapper sans conviction, par dépit, par désespoir …. Pour qu’un coup soit puissant et efficace, vous devez vous concentrer sur ce que vous faites. Je commence presque à soutenir Héra et à comprendre ses motivations! Vous ne méritez pas de pénétrer dans ce Sanctuaire ! Pour moi, l’honneur est au centre des combats. Je constate que vous n’avez aucun honneur. Je ne peux donc pas vous laisser passer. Commencez à connaître ma colère ! Alors, il s’immobilisa un instant, puis repris une position d’attaque, de façon toujours aussi calme et sereine. - Vous n’avez pas réussi à me prouver quoi que ce soit ! Vous ne méritez pas de poursuivre votre chemin. Cette maison sera votre tombeau !
Il invoqua alors son attaque : - Que les neiges éternelles des glaciers où coule le fleuve de la vie vous tétanisent ici même ! Au moment même où il termina son attaque, Ranevski tourna alors les talons, et commença à partir de son propre temple, déçu et déstabilisé par les Bronzes. Pourtant, ceux-ci étaient sains et saufs. - Reviens Chevaliers, ordonna Nachi ! Tu ….Oh mais cette neige qui tombe des cieux, elle est si belle et douce ! En effet, malgré le toit du temple, de la neige semblait tomber du ciel. Cette impression incompréhensible semblait si réelle que personne ne se soucia que cela puisse être une forme d’attaque crée par Ranevski. A la surprise, succéda le doute : - Mon Dieu s’écria Jabu ! Cette neige nous paralyse les jambes, et elle atteint tout notre corps ! Je ne peux plus bouger ! Effectivement, une couche de neige recouvrait bientôt le corps des cinq survivants. - C’est la fin, soupira Shun, nous ne pouvons plus bouger, nous allons être étouffés par cette neige qui nous entoure. Quelques secondes plus tard, Shun, Marine, Nachi, Jabu & Shiryu étaient statufiés chacun par une prison de glace, comparable à celle dans laquelle Camus avait enfermé Hyoga, durant la bataille du Sanctuaire. Ranevski ne put que constater sa victoire, qui sonnait pour lui comme un échec. Il dit sur un ton triste : - Personne ne pourra plus vous sauver chevaliers ! A force de compter uniquement sur les autres, on ne va pas loin ! Cependant, les chevaliers étaient aussi paralysés que conscients, ce qui leur permettaient de se rendre compte de la situation alarmante dans laquelle ils se trouvaient. - Impossible de bouger et même en intensifiant mon cosmos, je ne peux pas briser cette prison de glace qui m’immobilise, nous sommes tous perdus ! Songea Shiryu, comme tous ses compagnons. La situation semblait plus que jamais mal engagée. Il ne subsistait plus qu’un seul espoir pour les Chevaliers d’Athéna : Hyoga Ranevski, lui, tentait de se concentrer sur la situation de ce dernier, en faisant abstraction des chevaliers qu’il abandonnait derrière lui. - Je suis certain que tu as un grand avenir Cygnus ! En te voyant, je revois parfaitement le courage de Camus. Ta seule faiblesse reste ta sensibilité. Prends garde à toi Hyoga! Il disait ses paroles intérieurement, mais tout de même comme si Hyoga pouvait l’entendre.

Cinquième Temple du Sanctuaire d'Héra

Après avoir de nouveau gravi les escaliers qui séparaient les différents temples, sous un soleil désormais de plomb, Hyoga arriva sur le parvis du temple de ce nouvel adversaire, lorsqu'il remarqua un cosmos formidable. Celui-ci semblait ampli de savoirs et de connaissances. Il pénétra tout de même dans cette maison, poussé par son courage et par le soutien que lui avaient manifestés ses amis avant qu’il les quitte. Comme dans le précédent temple, il fut surpris par l’allure physique de l’adversaire qui se trouvait face à lui. Au contraire des précédents, celui-ci était très petit, avec une allure semblable à celle de Dohko, mais avec une aura qu'il ne dissimulait pas. Ses traits n’étaient pas asiatiques mais plutôt orientaux, voir perses. Il ne devait plus pouvoir porter d’armure, à la vue sa taille. Il lui adressa alors la parole : - Qui es-tu pour venir me défier dans ma propre maison ?, dit-il calmement. - Je suis Hyoga, chevalier de Bronze du Cygne et élève du grand Camus du Verseau. Je viens pour sauver Athéna ! - Camus du Verseau, hum … cela doit être un chevalier d’or ? Je ne suis pas très au fait de tout ce qui peut se passer à l’extérieur de notre île. Pourquoi les chevaliers d’or ne sont-ils pas là ? Et que fais-tu seul ? Es-tu totalement stupide ? , ironisa le vieux guerrier. - Tous les chevaliers d’or sont décédés. Nous chevaliers de bronze, nous sommes les derniers protecteurs d’Athéna. Mes amis sont retardés dans le temple de Ranevski de la Couronne Boréale. - Ha ! Te voilà donc seul ? Es-tu inconscient ? Tu n’as pas la moindre chance d’arriver au temple sacré d’Héra ! Et encore moins de porter secours à ta déesse ! - Nous entendons ce refrain à chaque étape, et pourtant je suis encore ici ! D’ailleurs un vrai combattant dévoile toujours son identité ! Quel est le temple que tu défends ? Le petit homme n’hésita pas à se dévoiler. - Je suis Gokunes, je suis né en Turquie il y a plus de 250 ans. Dorénavant je suis le protecteur de la Cinquième maison du Sanctuaire d’Héra, celle des Oiseux du Lac Stymphale. Je dois ma place dans ce Sanctuaire, au crabe Carcinus qui tenta de tuer Hérakles et auquel Héra donna le nom d’une constellation, la quatrième du zodiaque. Hyoga était stupéfait - Oui ! Je suis l’ancien chevalier d’or du Cancer !






le 10/11/2003 à 13:46:13 par Caammuus


Pas mal, les idées... J'aime bien l'esprit... ca reste très CDZ-ien
 



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le 26/08/2005 à 13:40:08 par Ex-Floodeur


J'aime bien la trame de l'histoire. Ca avance assez vite, on est vite emballé par l'histoire. Les déocrs auraient peut être gagnés à être plus décirs mais ca n'en retire rien à la qualité de l'histoire



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