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Cet article vous est proposé par : Doko libra Hadès 1743
Tout paraissait terminé. Après les morts successives de la plupart des chevaliers d’or et la disparition des derniers dieux qui avaient soutenu Moros, le champ de bataille paraissait totalement dévasté. Des corps sans vie gisaient ci et là, disloqués par la violence des combats menés. Il ne restait plus grand-chose de leur grandeur passée. La lumière naissante du petit matin éclairait la Chine de ce mois de septembre. Une Chine renaissante, après le chaos qui avait failli l’anéantir, tout comme le reste de la terre. Moros : Tu peux toujours te relever, misérable Athéna…mais ton sort est scellé…regarde ce soleil qui grandit, dans l’Orient…c’est la dernière fois que tu le vois se lever…ce jour est important pour toute l’humanité…il marque le début d’une nouvelle ère…une ère de gl… Jamais Athéna n’avait paru si furieuse. Son rang de déesse l’avait toujours poussé à se retrancher derrière une froideur et une contenance qui lui avait permis de faire face aux difficultés de son existence. Mais elle se montrait enfin telle qu’elle était. Athéna, protectrice des hommes. Et la personne qui lui faisait face la hérissait. La haine commençait à la gagner, après les trésors de compassion déployés depuis des jours, des semaines. La seule vue de tous ces valeureux guerriers morts lui ravivait en elle l’idée de l’absurdité de cette Guerre Sainte. Trop de sang avait coulé, beaucoup trop. Il fallait en finir, coûte que coûte. Moros : Tu es si stupide… En entendant les paroles d’Athéna, un corps venait de se remettre en mouvement. Archinoald de la Balance se tenait à nouveau devant sa déesse, la protégeant de son corps. Son corps meurtri par les blessures et les coups reçus, et pourtant…son armure en lambeaux ne le protégeait plus, mais la seule force de sa volonté le maintenait debout. Archinoald : Ce n’est pas fini, Moros…(concentre son cosmos) Doko venait de se relever à son tour, péniblement. Il pouvait remercier son armure d’or de l’avoir maintenu en vie après la dernière rafale de coups. Doko (regardant Archinoald) : Mon maître… A leur tour, Sion du Bélier et Jason de Heinstein se relevaient, le visage ensanglanté, l’équilibre hésitant, mais le regard plein de détermination et de furie. Moros : Inutile…Vous allez tous mourir…Personne ne survivra à cette déferlante…vous allez périr de votre propre force…de votre arrogance !! Les quatre cosmos s’élancèrent avec une puissance prodigieuse, mêlés à un cinquième cosmos divin, qui les englobait tous… Archinoald : …Est entre vos mains !!! Moros disparut dans une gerbe d’étincelles…Toute la scène du combat fut ébranlée par un tel déferlement…il fallut plus d’une minute pour y distinguer quelque chose dans le nuage de poussière élevé. . Moros : Impossible…du sang ! (passa sa main sur son front) : Une égratignure ! Vous avez réussi à me toucher ! Des cinq personnes à avoir lancé leurs dernières forces dans cet assaut, Athéna se releva évidemment la première. Athéna : Non…c’est fini…nous ne l’avons qu’à peine effleuré…(ferma les yeux, médita un instant) : Pour la première fois de ton existence, déesse Athéna, vas-tu devoir t’avouer… Non… Doko et Sion se relevaient encore, prêts à se battre. Pour la Justice. Pour la Paix du Monde. Pour l’Humanité. Leurs deux aînés, gisant au sol, ne manifestaient plus de mouvement, peut-être morts, peut-être encore capables de se relever. Athéna regarda son bouclier brisé, qu’elle brandissait pourtant encore. Doko : Une chance que nous portons ces armures d’or… Les amures d’or commençaient à se fissurer par endroits…une épaule de l’armure de la Balance se détacha à moitié…le casque de Sion explosa purement et simplement !! Sion : Non, ce n’est pas possible !! Athéna fut, d’un seul coup, prise d’une douleur au ventre. Un filet de sang s’écoula de son armure. Elle tomba en vacillant… Athéna : Je suis une déesse…la déesse de la guerre…revenue sur terre après près de deux siècles pour lutter et vaincre le Mal…il en est ainsi depuis des générations…mais, aujourd’hui… …mourir ??? Moros : C’est fini…La Guerre Sainte est terminée… Doko et Sion tombèrent à nouveau, sans pouvoir résister au poids de leurs jambes. Ils n’eurent que le temps de voir le sol se rapprocher de leurs yeux, jusqu’à ce que leurs têtes s’y écrasent pour de bon, et qu’ils perdent à connaissance. Athéna avait fait de même. Pourquoi nous battons-nous ?? Doko bougea un doigt, puis deux, puis une main, puis commença à manifester l’envie de se relever, encore et toujours. Tant qu’un souffle de vie l’animerait encore. Doko : Je suis…le chevalier d’or de la Balance…et cette armure n’est pas ordinaire…elle m’est revenue de droit, car elle possède un pouvoir que nul autre ne possède, capable de vaincre le mal en ultime recours… Et Doko baissa les yeux et regarda un instant les douze armes qui ornaient son armure, et qui luisaient encore, malgré les dommages reçus par l’armure. Doko : Moros !! Je sais comment te vaincre ! Il saisit l’un des tonfa de l’armure, le détacha et le brandit en direction d’Hadès. - Arrête, Doko, ne fais pas ça !! Athéna, une nouvelle fois, s’était relevée, et s’adressait à Doko. Doko : Mais, déesse Athéna… !! Archinoald se relevait, puis, bientôt, les deux chevaliers du Bélier à leur tour. Doko : Archinoald ! Toi, le Grand Pope, l’ancien chevalier d’or !! Toi qui a déjà combattu Hadès par le passé !! Comment peux-tu me défendre d’utiliser les armes de cette armure, que tu as toi-même portée ??! L’ancien chevalier du Cancer lança à nouveau son attaque…qui fit changer le décor où tous se trouvaient…le champ de bataille disparut, les paysages montagneux de l’Ouest chinois…Pour laisser place à un spectacle de désolation…des montagnes ténébreuses, dans une immensité lugubre, où surgissait de nulle part un gouffre béant…le Yomotsu Hira… Moros : Plongez dans le gouffre de l’oubli, pour l’éternité, et mourez enfin !! Adieu, Athéna !! Athéna (volant vers le gouffre et le voyant approcher) : C’est fini…j’ai failli à ma mission… Mais, au moment de plonger pour de bon, une force invisible empêcha tout le monde d’aller plus loin. Jason : Nous…nous ne sommes pas encore morts… Les neuf cosmos dorés des chevaliers d’or morts au combat brillèrent comme jamais, et les visages de leurs compagnons apparurent dans la pénombre, comme des bulles flottant dans les airs. Doko : Nos compagnons…vous êtes tous morts, et, grâce à vous, nous sommes encore là… Peu à peu, des cosmos brûlèrent de partout dans ce lieu déserté qu’était le Puits aux Morts. Les cosmos surgissaient du fond du puits. - Nous sommes morts et nous ne pourrons plus revenir…mais que nos cosmos vous guident jusqu’à la sortie… Aux neuf cosmos dorés s’ajoutèrent des cosmos bleutés, blancs, de toutes sortes de tons. Si nombreux qu’on ne pouvait plus les dénombrer, quarante, cinquante, peut-être plus. Tous les chevaliers de bronze, d’argent, d’or morts au combat dans cette guerre, tous donnaient ce qui leur restait, offraient le sursaut de leur âme à leur déesse, au combat de toute une génération. Moros : Non !! Vous êtes tous morts !! Nous vous avons vaincus avec les spectres !! Hadès, qui se tenait debout près du puits aux morts et regardait Athéna et ses quatre rescapés plonger dans le puits, fut pris de violents maux de tête. Il prit sa tête entre ses mains… Doko : Il dit pourtant vrai, Athéna…comment allons-nous sortir de ce lieu, et revenir sur terre ?? Mais, d’un coup, le paysage se brouilla, comme un rideau que l’on tirait. Le puits aux morts s’effaça de la vue d’Athéna, d’Hadès et de ses chevaliers. Athéna (se réveille) : Que…que s’est-il passé ?? Un sixième corps gisait un peu plus loin, allongé à terre. Celui d’Hadès. Ou plutôt… Sion : Il ne réagit pas…Croyez-vous qu’il est… ? Le grand Pope tomba à genoux, épuisé, prêt à se laisser aller au sommeil, malgré ses nombreuses blessures. Le poids des années passées le rattrapait. En quelques minutes, il avait vieilli de plus d’un siècle. Et était redevenu le vieillard qu’il était vraiment. Archinoald : Athéna…je sens ma fin venir…alors ma mission arrive à son terme…nous avons gagné et le sursis de vie que vous m’avez accordé…est lui aussi terminé… Mais Athéna n’eut même pas le temps de répondre. - Que croyez-vous avoir gagné, misérables ?? Une forme blanche flottait dans les airs, au-dessus d’eux. Un être incorporel, mais à l’aura démesurée, s’adressait à eux. Athéna : Hadès !! Tu t’es maintenu en vie dans cette aura !! Un vortex de lumière se forma dans les airs…une bulle flottante où se noyaient des images diffuses…les images se firent de plus en plus nettes, et tous purent les regarder fixement…celle d’un tombeau…un tombeau usé par le temps… Sion : Mais de quoi s’agit-il ?? Quel est cet endroit ?? La dalle commença à bouger…la tombe s’ouvrit…et, au moment où son contenu allait apparaître, un éclair violent éblouit Athéna et ses chevaliers rescapés, qui furent projetés sur les côtés de la bulle lumineuse. Qui disparut aussi vite qu’elle était apparue. Sion : Un…un spectre ?? Mais ils sont tous morts !! Athéna fit brûler son cosmos et brandit ses deux attributs. Dans la main gauche, le bouclier qui, bien que brisé, trônait encore majestueusement à ses côtés. Dans sa main droite, le sceptre d’Athéna Nikê, miraculeusement épargné par le combat… Hadès : Ton armure et ton bouclier sont en pièces, tes chevaliers réduits à quelques insectes sans force…tu ferais bien d’abandonner…il en est encore temps… Le combat des dieux commençait. Deux cosmos brillaient d’une rare intensité, que regardaient les quatre chevaliers encore en vie. Archinoald : Je n’avais jamais vu une chose pareille…il m’aura fallu attendre deux Guerres Saintes pour assister à un tel combat… Les deux cosmos s’entrechoquèrent dans une explosion qui retentit au loin et souleva les branches des immenses arbres voisins. Hadès s’approcha d’Athéna et dégaina son épée…qu’il abattit sur la déesse mais celle-ci réagit en opposant son précieux bouclier… - Arrag…arghh… Hadès repartait à la charge, tandis qu’Athéna faisait à nouveau barrière de son seul cosmos. Il était évident qu’elle privilégiait la défense à l’attaque, contrairement à son adversaire, et qu’elle répugnait à utiliser une quelconque force brute. Mais cela ne pouvait pas lui permettre de tenir bien longtemps… Hadès : Quand te décideras-tu à attaquer pour de bon ? La barrière créée par le cosmos d’Athéna renvoyait à Hadès ses propres déferlantes d’énergie. Hadès sauta d’un bond et réapparut dans son dos, en dégainant une nouvelle fois son épée. Le coup partit si vite qu’elle ne put l’éviter. Le bouclier céda et se cassa en deux. Athéna (prise d’effroi) : Non !! C’est impossible !! Un nouvel éclair jaillit et aveugla tout le monde. Quand il fut passé et que tout le monde retrouva la vue, du sang coulait en abondance de l’épée d’Hadès. Mais ce n’était pas celui d’Athéna. Athéna : Archinoald !! Pourquoi ??? Une larme roula sur sa joue gauche, et Archinoald, Grand Pope, ancien chevalier d’or de la Balance, rendit l’âme en fermant les paupières, pour toujours. Doko : Tu vas nous le payer, Hadès !! Mais la voix d’Athéna n’empêchait plus les trois derniers chevaliers de se ruer sur Hadès pour défendre leur déesse et tenter le tout pour le tout, en vengeant la mort du Grand Pope. Sion et Jason : Par Le Tourbillon de Poussière d’Etoile !!! Les deux attaques simultanées, surpuissantes, surtout celle cumulée des deux chevaliers du Bélier, s’écrasèrent littéralement sur Hadès comme une énorme vague sur un rocher. Hadès : Vous croyez m’atteindre, misérables, et souiller ce corps parfait ?? Goûtez une nouvelle fois à mon épée !! En un instant, un nouveau chevalier s’effondra, mort sur le coup. Jason de Heinstein, ancien chevalier d’or du Bélier, maître de Sion, n’avait pas survécu. Sion : Maître Jason !!! Un nouveau coup d’épée jaillit, surpuissant. Doko et Sion fermèrent les yeux, finalement résignés…C’était sans doute fini pour eux. Doko : Qu’est-ce que… ? L’armure d’or du Cancer venait de réapparaître, flottant dans les airs, reconstituée sous forme de crabe. Elle avait fait obstacle entre Hadès, Doko et Sion, absorbant en partie l’énergie qu’il avait déployée dans son épée. Mais, au lieu de se poser sur le sol, les morceaux se détachèrent et vinrent recouvrir le corps de Ménélas, qui se releva d’un coup. Hadès : Incroyable…comment as-tu pu te relever et retrouver cette armure ?? Un chevalier à terre depuis plusieurs heures commençait à se relever à son tour. Athéna : Chevalier Pégase !!! Les chevaliers d’or du Bélier, du Cancer et de la Balance, le chevalier de bronze de Pégase, tous quatre encerclèrent leur déesse en formant une sorte de dernier carré protecteur. Hadès : Ce que je dis… Les deux chevaliers volèrent plusieurs mètres en arrière et s’écrasèrent au sol. Ils se relevèrent assez rapidement. Mais Aritaki, plus que les trois autres, accusait l’usure de sa protection ; il ne restait presque plus rien de l’armure de bronze de Pégase, et un dernier morceau de son plastron acheva de se briser en tombant. Aritaki : Ménélas, chevalier du Cancer, je n’ai ni ton rang ni ton niveau, et je vais avoir du mal à faire face…la seule solution pour t’aider est d’unir mes forces aux tiennes… L’attaque passa à travers le dieu comme si celui-ci était transparent ; c’est tout juste si quelques mèches de ses cheveux virevoltèrent. Hadès : Eh bien ? Quelle est cette morsure que tu me promettais ? Dans son avant-bras gauche, Hadès aperçut un petit point, pas plus gros qu’une piqûre de moustique. Hadès : Mais tu as… ! Profitant d’un instant de distraction, Aritaki lança son attaque avec la plus grande détermination sur Hadès, qui dut faire un effort pour l’éviter. Bien qu’ayant atteint un niveau de combat bien supérieur à son rang, le chevalier Pégase savait bien qu’il n’aurait que peu de chance de porter un coup à Hadès. Tout au plus pouvait-il ouvrir la voie à une nouvelle intervention d’Athéna. Celle-ci se trouvait toujours non loin de là, tenant son sceptre des deux mains pour se maintenir debout. Hadès : Vous avez…vous avez osé souiller ce divin corps…je ne vous le pardonnerai pas…votre mort ne me suffirait pas…je vais vous exterminer…jusqu’au fond de votre âme… Hadès changea de regard, et concentra son cosmos, de même qu’Athéna se préparait à intervenir de nouveau. Il paraissait empli de haine. Ménélas : Eh bien Hadès ? Quel effet cela fait-il de faire face à soi-même ? A son ancien soi-même ? Un fracas formidable d’attaques retentit à des montagnes au loin, dans un déluge d’explosions et d’étincelles qui souleva des nuages de poussière… Hadès : Misérables humains !! Cette fois… La riposte fut rapide. Lorsque la clarté revint, les cinq adversaires d’Hadès étaient à terre. Athéna était allongée, sans connaissance. Ses chevaliers étaient en très mauvaise posture, les blessures de Doko et Sion s’étaient rouvertes, Ménélas gisait dans une mare de sang, et l’armure de bronze d’Aritaki avait définitivement volé en éclats, il n’en restait plus rien. Hadès : Incroyable…ces petits combattants ont de la ressource…mais ils ne parviendront jamais à m’atteindre… Hadès : Oh, rassure-toi, tu n’en as plus pour longtemps à souffrir…la mort est proche, et je te promets qu’elle sera douce… Elle dut le constater avec effroi : le sceptre d’Athéna Nikê, le sceptre qui lui assurait la victoire, était fissuré en de nombreux endroits, et allait se briser d’un coup à la prochaine attaque. Athéna : Alors ce serait la fin…moi, Ath…théna, déesse de la gu… Elle retomba sur le sol, des larmes coulant de ses yeux pers. Et pourtant… - Même si les corps sont brisés, le cosmos, lui, est immortel… En te donnant…un peu de moi… Athéna bougea convulsivement la main gauche, toute ensanglantée qu’elle était, et la posa sur la ceinture du chevalier de bronze, où un ultime reste de son armure lui était encore accroché… Hadès (triomphant) : Mmm !! J’ai senti le cosmos d’Athéna s’évanouir…Athéna est morte !! Au loin, au sol, parmi les nombreux cadavres éparpillés, il voyait une sorte de gerbe qui brillait. Hadès : Mais qu’est-ce que c’est que cette force ? Celui-là devrait être à l’agonie, comme les autres, et semble vouloir se relever !! Hadès lança une nouvelle rafale d’énergie sur Aritaki, qui, en temps normal, aurait eu facilement raison de lui, et même d’un chevalier d’or dans sa meilleure forme…mais Aritaki n’avait pas la moindre égratignure. Hadès : Mais…comment peut-il… ? Qu’est-ce que ça signifie…mais…OHHH !!! La lumière, moins vive, dévoila peu à peu les contours du visage d’Aritaki, puis ses épaules, et l’ensemble de son corps. La petite armure de bronze de Pégase n’était plus. A la place, le corps d’Aritaki était couvert d’une somptueuse protection ailée, le couvrant intégralement. Deux ailes immenses et majestueuses, le faisaient flotter dans les airs !! Hadès (paniqué) : Cette armure !! Mais…qui es-tu donc, chevalier Pégase ?? Quel secret me caches-tu ?? Doko et Sion, leurs armures d’or en lambeaux, la peau déchirée par les plaies, se relevaient une ultime fois en se donnant l’accolade pour se maintenir debout. Ménélas ne bougeait plus, il avait succombé à ses blessures. Et ils savaient qu’Athéna avait aussi succombé...Mais un sourire de fatigue et d’espoir mêlés illumina leur visage. Doko : Nous sommes encore là…et nous allons nous battre…Athéna est morte, mais elle t’a laissé cette armure nouvelle, chevalier Pégase, et grâce à elle, nous vaincrons !! Le météore d’Aritaki s’était métamorphosé en une comète surpuissante que rien ne semblait pouvoir arrêter. Cette force nouvelle, mêlée à celle de Doko et de Sion, surpassait celle-ci. Pendant un instant, un bref instant, Aritaki dépassait le niveau d’un chevalier d’or. Hadès : Je vais arrêter ces attaques comme les autres… Il bloqua en un instant les attaques des chevaliers du Bélier et de la Balance…mais eut plus de mal avec la comète d’Aritaki…qu’il bloqua dans ses deux mains jointes pour commencer…mais la lumière était d’une puissance inouïe…elle l’éblouissait…et puis…dans le dos du chevalier Pégase toujours suspendu dans les airs…les ailes de l’armure semblaient dessiner l’animal fabuleux… Hadès : Mais…quel est ce prodige ?? Hadès, en un instant, vit la boule incandescente s’abattre sur lui…juste avant, des dizaines de pensées défilèrent dans sa tête à toute vitesse…comme si toute son existence même de dieu revenait à lui… Hadès (pensant) : On dit…parfois…que les dieux, autrefois, ont donné aux hommes une chose, qui permet d’être leur égal, l’espace d’un instant… PEGASE, LE CHEVAL AILE !!!! Hadès (hurlant) : AAAAAAAAAAAAAAGHHHHHHHHHH !!!!!!!!! Hadès s’envola pour la première fois dans les airs et vint s’écraser, tête la première, sans pouvoir réagir, sur un rocher pentu. Doko, Sion et leur nouvel égal retinrent leur souffle… Hadès : Comment…comment as-tu…osé…plus…jamais…plus jamais une telle chose… D’une rafale d’énergie inouïe, Hadès lança son épée tranchante sur le malheureux chevalier Pégase, qui eut à peine le temps de lancer un soupir avant de succomber. L’épée lui entra dans le ventre comme un couteau dans une motte de beurre, et il rendit l’âme en quelques instants. Doko et Sion se précipitèrent mais, voyant Hadès brandir son épée vers eux, ils durent se rendre à l’évidence, il n’y avait plus rien à faire. Archinoald, puis Jason, Ménélas, Athéna elle-même, et, maintenant, Aritaki. Sion : Doko, c’est fini, il ne reste plus que nous deux !! Qu’allons-nous faire ?? Mais, au moment où il prononça ces paroles, un vacarme intense se fit. Le sol se mit à trembler violemment. Hadès (arrêté dans son élan) : Mais… ! Que se passe t-il encore ? La terre trembla si violemment que les montagnes parurent s’agiter comme les vagues d’une mer déchaînée, prêtes à tout détruire sur leur passage. Sion resta debout en équilibre, tant bien que mal, mais il vit son compagnon d’armes disparaître de sa vue en tendant le bras vers lui et demandant désespéramment de l’aide. Sion : Doko !! Non !! Le corps du chevalier de la Balance disparut dans une crevasse qui s’était formée non loin de là. Sion était parvenu à se maintenir debout. Il n’y avait plus que lui. Le tremblement devenait maintenant moins violent. Il ne semblait plus perturber les dizaines de cadavres amoncelés sur les lieux. Pas plus que la déesse de la Guerre, que Sion continua de regarder. Elle avait rendu son dernier souffle, et pourtant…un cosmos semblait émaner d’elle… Hadès : Qu’est-ce que…qu’est-ce que cela signifie ?? Et toi…TOI ?? (regarde Sion) Que comptes-tu faire ?? D’un seul coup, comme pris d’un mouvement incontrôlable, Sion se précipita auprès du corps sans vie de sa déesse, qui avait encore la main ensanglantée brandie vers le chevalier Pégase. Il se pencha vers elle et plongea ses mains dans le sang divin, qui formait une flaque compacte autour de son corps…il le jeta d’un coup, presque instinctivement, sur le pic aux 108 trous en l’éclaboussant. Une lueur le parcourut alors de haut en bas… Et, dans une explosion de lumière… Loin, très loin de là, dans un monde parallèle, une vieille tombe se referma… ATHENA Le chevalier d’or du Bélier ouvrit les yeux au bout de quelques instants…ils n’eut pas besoin de chercher le corps d’Hadès pour comprendre. Toute trace de son cosmos avait disparu. Sion : Alors c’était donc ça…le pouvoir d’Athéna…la boîte de Pandore qui permettait d’enfermer Hadès… Sion regarda dans toutes les directions. …il ne restait plus rien…plus personne…Hadès était enfermé…Athéna était morte…lui seul avait survécu… Sion : Quelle impression étrange… Ses yeux rougirent. Il sembla entendre une mélodie funèbre qui marquait le début d’un deuil sans précédent. Le deuil d’une existence et de tous ceux qui avaient donné leur vie pour cette issue. Sion : Quoi ? Des spectres ?? ENCORE ??? C’étaient bien des guerriers d’Hadès, mais leur surplis, rudimentaire, laissait deviner leur rang inférieur. Sion comprit assez vite : la disparition de leur maître, enfermé dans la tour aux cent huit trous, avait provoqué la remontée des derniers soldats de son armée, qui s’étaient échappés du Monde des Ténèbres avant que le Puits aux Morts ne soit totalement rebouché. Sion (médite) : La pluie qui tombe… Puis, levant le regard vers les premiers d’entre eux qui s’approchaient, sans l’ombre d’une crainte, il leur adressa la parole. Sion : Il est inutile de combattre jusqu’à la mort du dernier d’entre vous. Accepteriez-vous de battre en retraite ? Et, sur ces paroles, les soldats attaquèrent, mais leur cosmos, moins puissant encore que ceux des chevaliers de bronze, était d’une faiblesse ridicule aux yeux du chevalier d’or du Bélier, qui avait survécu à des dizaines de spectres et à plusieurs autrement plus puissants. Il se contenta de joindre les mains sans effort, pour bloquer les attaques à mains nues, et montrer aux soldats à qui ils avaient affaire. Sion : Athéna, la déesse que nous vénérons, n’a aucunement l’intention de dominer la terre. Et Sion, malgré sa fatigue et ses blessures, concentra encore tout le cosmos qui lui restait. Spectre 1 : Quel puissance !!! Ce cosmos prodigieux semble capable de détruire l’espace et de le transformer en quelque chose de totalement différent !! LE TOURBILLON DE POUSSIERE D’ETOILE Tous les soldats restants, soit une douzaine, furent tués sur le coup et retombèrent sur le sol. Ce dernier coup avait épuisé Sion, qui manqua de se laisser tomber lui aussi sur le sol, mais pour dormir…il ne le fit, de crainte de ne plus pouvoir se réveiller. Le ciel de la matinée était désormais entièrement voilé par une épaisse couche de nuages qui déversaient des averses, seul bruit émanant du champ de bataille. Pourtant, à sa plus grande joie, une voix familière retentit bientôt derrière lui. - Beau travail…Sion, chevalier d’or du Bélier !! Il reconnut tout de suite son dernier compagnon d’armes et, dans un sourire, se félicita qu’il soit toujours en vie. Sion : Doko, chevalier d’or de la Balance…tu as donc survécu ? Mais, d’un seul coup, tandis que la pluie continuait de tomber, un rayon de soleil perça le voile nuageux. Les rayons du soleil percèrent les nuages…et pourtant, la pluie ne s’arrêta pas. Sion : Le ciel nous a répondu…il verse en même temps des flots de lumière pour bénir ces âmes héroïques… Sion se laissa tomber à terre, les yeux embués de larmes. Son armure brisée et ses blessures aux jambes ne lui permettaient plus de se maintenir debout. Doko : Qu’est-ce que cela veut dire ? Ils cherchèrent un moment le corps de leur déesse, en se disant qu’elle avait été balayée, comme d’autres cadavres, par le tremblement de terre lorsque le sixième pic avait surgi, sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Et puis… - Doko ! Sion ! Chevaliers de la Balance et du Bélier ! La voix d’Athéna surgit de nulle part, saisissant à la gorge les deux chevaliers rescapés. Que n’auraient-ils pas donné, en cet instant, pour approcher une dernière fois leur déesse adorée, celle qui les avait menés à la victoire, une victoire si funeste ! Ils ne retinrent plus leurs larmes et écoutèrent Athéna dans un sanglot collectif. -Ne pleurez pas, valeureux chevaliers, ne pleurez pas ma mort, car, tôt ou tard, j’aurais rejoint ce monde qui est le mien… Il y eut un silence, pendant lequel Doko et Sion se regardèrent longuement. Pas une larme de plus, pas une expression de tristesse. Et pourtant…c’était probablement la dernière fois de leur vie qu’ils se voyaient… Athéna : Il faut que vous sachiez…j’ai un secret important à vous confier à tous les deux. Un secret que vous devrez jurer de garder pour vous et vous seul, jusqu’à la tombe. Il en va de l’avenir de la chevalerie et de la prochaine guerre sainte. Je compte sur vous pour le garder jusqu’au bout… Et tout cessa…la voix d’Athéna, la guerre sainte, les spectres, les chevaliers du zodiaque de cette génération…qui s’étaient battus pour un monde meilleur, jusqu’au sacrifice de leur propre vie…77 guerriers y avaient laissé la vie…Athéna elle-même, en ce temps-là, n’y avait pas survécu… -…et nous sommes les seuls à pouvoir en témoigner... La scène avait brusquement changé. Le Sanctuaire était en alerte depuis plusieurs heures, dans une nuit au ciel d’encre, constellé d’étoiles. En bas de la maison du Bélier, deux chevaliers se tenaient face à face…mais leur physionomie trahissait leur âge…l’un d’entre eux, un petit vieillard à la peau pourpre dépigmentée par les ans, parlait depuis plusieurs heures à un chevalier grand et vigoureux, vêtu d’une armure noire comme l’ébène… -…eh bien, Sion, voilà que nous pouvons refermer cet album de souvenirs que nous avons en commun, si je puis m’exprimer ainsi…Tu vois, le temps passe…la flamme des Gémeaux va bientôt s’éteindre…Cela fait trois heures que nous bavardons, et que nous nous rappelons ces souvenirs enfouis en nous…et j’attends toujours que tu me dises la vérité… Mais, alors qu’il allait s’exprimer, Sion ressentit un déploiement de cosmo-énergies en provenance de la maison des Gémeaux. Il scruta le troisième temple niché dans la montagne, ainsi que l’horloge pyrique. Sion : Mais…que font-ils ? Alors qu’ils sont arrivés facilement jusqu’à la maison du Cancer… Puis, regardant Sion qui baissait la tête : Doko : Sion, même si des morts s’égarent et reviennent dans le monde des vivants, au bout du compte, ils ne pourront que retourner dans le monde des morts… La flamme des Gémeaux s’éteignit sur le coup. le 14/12/2004 à 21:32:29 par masterdohkoBon. Tout d'abord je te remercie de bien avoir voulu publier tes 2 fanfics sur le site. Pour ta 3ème, je la débute à peine. Je te tiendrai donc au courant ... le 15/12/2004 à 08:54:25 par Doko libraPour le tigre dans le dos de Doko, c'est très simple, l'explication est vers la fin, dans le chapitre intitulé "Tigre et Dragon" (19 je crois), Doko est lié au chevalier de bronze du Tigre, Yoko, qui elle a un dragon sur son dos!! le 15/12/2004 à 11:20:08 par Ex-FloodeurLes deux fanfics sont en ligne !!! le 15/12/2004 à 11:41:02 par MénélasJ'ai déja lu il y a quelques temps la bataille de Delphes et j'ai beaucoup aimé. C'est une des fics les plus réussies qu'il m'ait été donné de lire. Tout à fait dans l'esprit Saint Seiya. Quand à Hadès 1743, ca suit le même chemin. J'attends déjà les prochains chapitres avec impatience. le 15/12/2004 à 13:39:59 par masterdohkodans ce cas ... en suivant ta logique, Do(h)ko et Shiryu sont également liés puisque Shiryu a un dragon dans le dos, non ? le 15/12/2004 à 15:27:26 par Doko libraNon, Shiryu n'est pas lié selon moi à Doko... le 15/12/2004 à 18:09:09 par pegasus ryu sei kenDohko a un tigre dans le dos car c' est son signe chinois. le 15/12/2004 à 18:26:17 par masterdohkoJe préférai te répondre par MP ... ça évite que je donne la réponse aux autres ... le 15/12/2004 à 18:46:58 par pegasus ryu sei kenPRSK, as-tu lu la fanfic, la façon dont il explique la nomination de Dohko au titre de Libra Saint me semble tout à fait possible. Et sinon, comment aurait-il créé des attaques faisant appel aux Dragons de Rozan et non au Tigre ? ou la Balance ? Bref, moi ça me semble possible ! Non je l' ai pas lu, j' aime pas trop tout ce qui est non officiel. Mais, je crois que je vais faire une exception pour celle la, pour m' en faire une idée. le 15/12/2004 à 21:53:01 par Doko libraC'est un sujet, il me semble, classique des forums (un chevalier peut-il changer d'armure au coeur de sa carrière?), et chacun a sa propre idée sur le sujet...Il n'y a qu'à voir le nombre de fic racontant une suite à Hadès et dans lesquelles Seiya & Co sont promus chevaliers d'or... Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire ! |
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Pour ceux qui liront ces fics à leur publication, n'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en pensez!!
Doko