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Cet article vous est proposé par : kanoun



Le Sanctuaire de Samos



Sanctuaire d’Héra, Septième Tempe, celui de Kéna de la Petite Ours

Mosu et Jabu arrivaient du huitième temple et sentirent immédiatement la nature de la lutte qui avait lieu dans le temple de Kéna. La structure en pierre de la bâtisse était totalement recouverte de glace, et on aurait même dit qu’une gigantesque sphère blanche entourait le temple, empêchant quiconque d’y entrer afin de ne pas perturber la lutte qui devait s’y dérouler.


Les deux chevaliers qui avaient laissé Ikki seul avec Sani n’avaient pas mis beaucoup de temps à arriver jusque là, étant donné qu’ils n’avaient rencontré aucune résistance et que la pente était descendante.


En s’approchant en marchant du temple de Kéna, ils virent une lumière d’une teinte foncée qui retint leur attention. C’était l’armure du Taureau de Crête, celle de Cordoba qui se trouvait là. Mais elle était éparpillée à terre, vide de son propriétaire.


Alors qu’ils allaient encore se rapprocher du temple, Jabu interpella son partenaire :


- Regarde ici ! Au détour de ce rocher, je vois une lumière jaune !


Alors, ils se précipitèrent tous les deux et découvrirent le corps de Kéna encore inanimé à Terre. Jabu arrivé le premier put dire avec entrain à Mosu :


- Nous sommes sauvés ! Elle vit !


Alors lentement, ils la ramenèrent à la réalité, sans la brusquer, tant elle représentait pour eux.


Mosu, qui ne lui avait jamais adressé la parole lui dit alors, en s’agenouillant devant elle, qui était toujours allongé à terre :


- Bienvenue parmi nous, protectrice des Ecuries d’Augias. Reprends doucement tes esprits, car de nombreuses épreuves nous attendent.


Une fois qu’elle eut retrouvé ses esprits, et que Jabu l’aida à se mettre debout, Mosu ne put s’empêcher de se rapprocher le plus possible du Septième Temple.


Un épais brouillard masquait ce qui s’y passait. Il ne pouvait distinguer qu’à quelques brefs moments des silhouettes qui se déplaçaient rapidement sans jamais s’arrêter. En un instant, il comprit alors ce qui se déroulait :


- Par tous les Dieux ! Ils sont entrés dans un combat de 1000 Jours !... Et ceci comme la légende le raconte, en dépassant toutes les vitesses de déplacement et d’attaques imaginables. En se rapportant à l’échelle normale du temps, cela doit déjà faire plusieurs mois qu’ils s’affrontent !


Mosu ne pouvait pas distinguer clairement le déroulement du combat, mais aux rares moments où il interceptait une information, l’un des deux frères menait le combat, puis l’autre, sans qu’aucun ne se relâche jamais.


- Mosu ! Nous n’avons pas de temps à perdre !


C’était Jabu qui l’interpellait. Le chevalier de bronze avait raison, il ne pouvait se permettre de rester ici. De la sorte, il aida Jabu à soutenir Kéna, et ils remontèrent tous les trois les marches du Sanctuaire vers le Temple Sacré d’Héra.


Après quelques minutes, un bref éclair traversa l’esprit de Mosu.


- Mettez-vous tout de suite à l’abri ! Vite ! Tout va exploser !


En effet, la sphère qui entourait le temple de Kéna se mit tout à coup à grossir sans sembler pouvoir s’arrêter, tout en tournoyant fortement sur elle-même, toujours centrée sur la demeure de la jeune femme. Des roches tombaient de tous les côtés, et les 3 survivants durent se mettre en sécurité dans un renfoncement non loin de l’escalier qu’ils empruntaient. De là, ils purent apercevoir la bulle de force grossir et grossir encore, avant d’exploser dans un vacarme assourdissant.


Après quelques secondes, Mosu et Jabu écartèrent les pierres qui obstruaient la sortie de cette petite grotte. Un paysage de désolation s’offrait à eux, il ne restait rien du septième temple du Sanctuaire d’Héra.


- Ainsi c’est de la sorte que se termine un combat de 1000 lunes, soupira Mosu en regardant le collier de Stankovis. Il ne restait plus que 5 perles jaunes, toutes les autres étaient dorénavant noires.


Sanctuaire d’Héra, Dixième Temple, celui de Guaya d’Engonasis

Sani ne savait pas tellement comment réagir après l’étrange attitude du chevalier du Phénix avant sa disparition. De la sorte, il ne savait pas ce qu’il devait faire : attendre un éventuel retour d’Ikki ou partir à la poursuite de Mosu et de Jabu pour mettre fin à la vie de Kéna.


Alors qu’il allait quitter le temple de Guaya, il s’arrêta subitement. Quelque chose l’interpellait, lui indiquait de rester sur ses gardes, mais il ne savait pas quoi. Il regarda partout autour de lui mais ne vit aucun signe de vie, de qui que ce soit. Soudainement, il entendit un léger bruit de fissurement dans le plafond du temple. Cette marque d’usure se propagea rapidement, et en un instant, Sani vit le toit se déchirer brutalement.


Cloué sur place, il voyait pourtant arriver Ikki du Ciel, une jambe pointée vers lui. Celui-ci le frappa violemment de la sorte et Sani s’écroula à terre, gravement sonné.



Ikki était donc revenu d’où personne n’avait pu survire jusqu’à présent. Dorénavant, il se tenait debout, de nouveau vêtu de son armure du Phénix, face à Sani, qui finit par se relever malgré le choc émotionnel que le retour de son adversaire lui avait infligé.


Sani ne savait plus ce qu’il devait faire, et de la sorte, lui, si souvent bavard, ne put pas dire le moindre mot à Ikki. Celui-ci avait déjoué toutes ses attaques. Il ne pouvait plus rien face à lui. Ikki avait survécu à sa force physique en se relevant après l’Ecrasement d’Atlas et maintenant au passage par delà les dimensions parallèles qu’il avait invoquées.


- Je t’avais prévenu Sani. Ton attaque n’a pas les pouvoirs que tu prétendais. Ce n’est rien de plus qu’un joli billet pour une sorte de monde parallèle au notre. En aucun cas ton attaque ne m’a envoyé au Monde des Morts.


Ce que venait de lui dire Ikki atterra encore plus le protecteur du Jardin des Hespérides. Celui-ci était totalement abattu et restait statufié face à Ikki, comme si son illusion précédente concernant Algol s’appliquait réellement. Chacune de ses attaques avait échouée. Chacune des belles paroles d’Héra s’était avérée fausse. Bref, sa vie ne pouvait que s’arrêter ici.



Ikki n’ayant pas spécialement le but de lui laisser le temps de reprendre ses esprits, décida d’en finir pour de bon avec le protecteur d’Héra. Même s’il avait été privé de son armure quelques temps, la force du Phénix était loin de l’avoir quitté. De la sorte, après avoir mis en garde Sani qui ne bougeait toujours pas, il lui dit :


- Bizarrement, cela me fait mal au cœur d’achever un zombie tel que tu en es devenu un! Mais je dois également avoir de la compassion pour toi et ainsi abréger tes souffrances. Sani ! Reçois l’envol du Phénix !


L’attaque d’Ikki se dirigea alors vers le protecteur du Jardin des Hespérides, et le frappa de plein fouet. Ikki ne maintint volontairement pas son attaque, et aussitôt que celle-ci cessa, Sani s’effondra à terre.


Après avoir achevé son ennemi, Ikki eut un bref instant de doute :


- J’aurai peut-être dû lui demander ce qu’il est advenu de Shun et des autres avant de le tuer… Mais de toute manière, m’aurait-il répondu ?



Intérieurement Ikki savait très bien que ces amis étaient vivants et qu’ils devaient se trouver quelque part sur Terre. Lui-même s’était en fait retrouvé bien loin d’ici, en terre inconnue, mais étant donné que Sani ne l’avait pas assez neutralisé avant de lui infliger cette attaque, il avait été conscient durant tout son périple. De la sorte, il avait pu trouver aisément le chemin du retour.


Il marcha jusqu’à la sortie du dixième temple, et regarda vers l’avant, vers les deux temples suivants. Tout à coup, il entendit des pas qui empruntaient l’entrée de la demeure dans laquelle il se trouvait. Il ne se retourna même pas, reconnaissant les cosmos de Jabu et de Mosu.


Ceux-ci arrivèrent à sa hauteur, accompagnée de Kéna, qui avait dorénavant récupéré la plupart de ses facultés. Jabu lui dit alors :


- Ikki ! Tu as vaincu Sani ! Nous avons vus sa bille sur le collier de Kerbéros, elle est noire ! , avant de baisser le ton pour lui dire : Et Shun ? , Hyoga ? , Shiryu ? , sais-tu ce qu’ils sont devenus ?


- Ils ne sont pas morts, j’en suis sur.


- Mais où sont-ils dans ce cas ?


- Certainement inanimés, et cela bien loin d’ici. Mais cela ne veut pas dire que nous les reverrons un jour.


Puis il poursuivit après une brève pause :


- Nous n’avons pas le temps de nous occuper de cela maintenant. Il faut que nous sauvions Athéna ! En avant !


Sanctuaire d’Héra, Septième Tempe, celui de Kéna de la Petite Ours

Gokunes, porté par Shina, car le chevalier du Cancer ne pouvait plus courir, suivi de ses hôtes arrivèrent non loin de la demeure de Kéna. Alors qu’ils menaient le groupe, et qu’ils allaient accéder à la petite plaine où le temple se trouvait, le vieux maître indiqua à la petite troupe de ralentir. Ils avaient tous déjà senti, alors qu’ils se trouvaient pourtant à plusieurs centaines de mètres, qu’une terrible bataille avait eu lieu dans ce lieu sinistre.


En effet, ils découvrirent une étendue de pierre immense, et seulement très loin d’eux, les restes du chemin menant au prochain temple, celui de Ravilski.


- Qu’est-ce qui a bien pu causé une telle explosion ? Une telle catastrophe devrais-je dire ! , demanda Shina.


- La bataille de deux frères. La bataille du bien contre le mal, celle des troupes d’Athéna contre celles de la maléfique Héra, lui répondit le sage Gokunes.


- Comment ? Deux frères seraient capables de se haïr au point de détruire toute vie autour d’eux ?


- Quand une lutte est si intense, entre deux parties si opposées, on ne peut s’étonner de rien.


- Mais je ne vois aucun corps, dit Kiki. Auraient-ils intégralement disparus, ou bien ... ?


- Il me semble impossible de survivre à un combat comme celui qu’ils viennent de réaliser. Ils ont intensifié leurs cosmos à leurs paroxysmes et ont dépassé les vitesses de combat les plus élevées, trancha Gokunes. Continuons notre route, l’horloge d’Héra n’indique plus que deux heures.



Sanctuaire d’Héra, sortie du Douzième Temple, celui de Stankovis de Cassiopée.


Les chevaliers survivants venaient de sortir de l’ultime temple du Sanctuaire d’Héra. Le soleil était dorénavant lumineux, le temps exécrable de la nuit avait fuit vers d’autres îles. Devant eux, des dizaines de chemins semblaient s’offrir à eux. Ikki et Jabu comprenaient dorénavant pourquoi la présence de Kéna était nécessaire.


Sans hésiter, celle-ci prit la direction des opérations et choisit un des sentiers partant sur la droite. L’avancée n’était pas réellement aisée, il fallait se frayer un chemin entre les trous béants, les sentiers minuscules bordant des ravins et tout ceci en courant.


Soudain, ils arrivèrent au bout du chemin. Devant eux se dressait une cascade immense, d’où l’eau se jetaient des dizaines de mètres en contrebas. Kéna dit alors aux trois hommes qui la suivaient :


- Voilà le moment le plus difficile ! Vous voyez cette cascade ? Et bien le passage vers le plateau d’où nous pourrons accéder au Palais d’Héra se trouve derrière le film d’eau qui en cache la vue.


- Quoi ? Tu veux nous faire sauter au dessus de ce gouffre béant ? , s’inquiéta Jabu.


- Attendais-tu des hôtesses avec des boissons fraîches Chevalier ? Héra ne tient pas à être dérangée, et c’est pour cela qu’elle dresse sur notre passage obstacles et illusions. Peut-être même que tout ce périple n’est que de la poudre aux yeux, mais en tous cas, si Kéna nous indique ce chemin, nous devons l’emprunter, lui rétorqua Mosu.


De la sorte, Kéna fit le saut la première, suivit du chevalier du Lion. Ikki l’entreprit ensuite, non sans avoir inciter Jabu à ne pas tarder plus que de raison.


Jabu prit un bref élan, puis sauta de toutes ses forces, sans regarder sous ses pieds. Il transperça alors l’eau de la cascade et se retrouva avec ses compagnons. La grotte dans laquelle il se trouvait était éclairée par des flambeaux, et ornée de statue à la gloire des douze travaux qu’Hercule avait réalisé, il y a bien longtemps. Elle ne mesurait que quelques dizaines de mètres, afin de déboucher vers le monde extérieur.


Ensuite, se dressaient face à eux les escaliers menant au Temple Sacré d’Héra. Ils gravirent alors ces marches moins rapidement, ébahis par la grandeur de ces lieux. Arrivés sur la place qui précédait la demeure de la femme de Zeus, ils la découvrirent à quelques mètres d’eux, vêtue d’une robe noire. Un autel situé en hauteur sur la gauche, retint immédiatement leur attention :


- Athéna ! Crièrent-ils tous en même temps.


Et alors qu’Ikki voulut se précipiter vers ce lieu, il ne fit pas attention à l’avertissement de la protectrice des Ecuries d’Augias :


- Non Phénix ! N’essaye pas de la rejoindre !


En effet, Héra tendit alors sa main vers Phénix, et sembla immédiatement l’électrocuter à distance. Jabu voulut s’interposer et dit en direction de la déesse :


- Par le galop de la Licorne !


Mais elle esquiva ce coup en mettant sa main devant elle, et lui renvoya son coup, avec une puissance largement démultipliée, ce qui le projeta violemment à terre, sans connaissance, aux cotés d’Ikki.


Kéna et Mosu se précipitèrent alors vers leurs corps, et s’apercevant qu’ils vivaient encore, le chevalier du Lion leur dit :


- Ne vous mesurez pas de la sorte à Héra, la funeste magicienne ! Son pouvoir est si grand qu’elle peut lutter avec des dizaines de chevaliers sans être inquiétée !


Héra s’approcha alors du petit groupe et leur dit :


- Et dire que ce sont mes propres protecteurs qui mènent la lutte pour me supprimer ! Je n’aurais jamais cru que la traîtrise puisse s’emparer avec tant d’ampleur de mes rangs ! D’ailleurs je ne peux expliquer la déroute de mes troupes que par cette raison, malgré tous les savoirs que je leur ai communiqués. Et puisqu’il en est ainsi, quand Athéna aura péri, il n’y aura de récompenses pour personne, pas de réjouissances pour qui que ce soit. La race des hommes sera purifiée pour que de tels sacrilèges envers les Dieux ne puissent se reproduire.


- Les hommes se dressent contre toi, car ils refusent ton discours, noble déesse ! Tu ne crois qu’en ta force et ta supériorité, et de la sorte, personne ne peut trouver son compte en se rangeant à tes côtés, lui rétorqua Kéna.


- Ingrats ! Vous, chevaliers de ma garde personnelle, vous me devez tout et vous oseriez me faire la morale ? Je ne peux plus tolérer ces paroles outrageantes !


Alors, elle jeta en leur direction un flux de force d’une puissance inimaginable.


Ikki et Jabu, qui ne s’étaient même pas relevés, ainsi que Mosu et Kéna furent balayés par ces pouvoirs gigantesques dirigés vers eux. Après avoir durement soufferts, ils s’écroulèrent à terre, presque déjà morts.


Cependant, malgré tous ces coups reçus, Kéna et Mosu, mieux protégés que leurs compagnons par leurs armures, réussirent à se relever, péniblement. Mosu adressa alors la parole à Héra :


- Même si nous devons y laisser notre vie, nous n’abandonnerons pas si près du but !


Et de la sorte, ils firent tous les deux briller fortement leurs cosmos.


- Héra ! Essaye de parer au rayon d’Hélios !


- Que la force de Polaris, l’étoile la plus brillante de ma constellation te touche en plein cœur ! , renchérit Kéna.


Héra, qui se trouvait à quelques mètres d’eux, n’esquissa pas un geste en voyant la terrible puissance qui se dirigeait vers elle. Lorsque celle-ci l’atteint, Héra demeura saine et sauve, comme si rien ne s’était passé.


- Comment espérez-vous m’atteindre avec ces attaques ! Si vous possédez ces dons, c’est seulement parce que vous êtes censés être mes serviteurs ! De la sorte, ces attaques ne peuvent pas me nuire, c’est contre leur nature. Et puisqu’il en est ainsi, je vais vous retirer de ce pas toutes les forces que vous possédez en mon nom ! Vous ne les méritez plus ! Soyez bannis de mes protecteurs !


Kéna, tout comme Mosu, sentit alors que ses forces la quittaient, c’était comme si elle était vidée de toute son énergie, sans pouvoir réagir, sans pouvoir interférer à ce processus. Les deux protecteurs d’Héra étaient dépités, épuisés, ils posèrent chacun leurs genoux à terre.


- Vous semblez être étonnés, dit Héra. Mais que croyiez-vous qu’il aurait pu advenir ? Que ces chevaliers de bronze allaient réussir à me tenir tête ? Que vos attaques de protecteurs d’Héra soient capables de se retourner contre moi ? Vous êtes si stupides ! L’heure tourne, et plus rien ne pourra sauver Athéna.


Et pourtant, comme d’habitude, sans qu’on puisse savoir d’où ils puisaient leurs forces, Jabu et Ikki se relevèrent face à Héra, et haranguèrent leurs compagnons pour qu’ils en fassent de même. Ikki dit à Mosu, qui demeurait résigné :


- Serais-tu prêt à abandonner maintenant ?


- Mais Ikki ! Nous sommes dorénavant sans force !


- Je ne reconnais pas là un ancien prétendant au titre de Chevalier d’Or du Lion ! Si ce que tu racontes à propos de ton courage est vrai, tu devrais te relever sans plus attendre !


- Et toi de même Kéna, dit Jabu. Si tu veux vraiment défendre ton peuple contre la servitude, ce n’est pas le moment de faiblir.


Et de la sorte, ils se relevèrent tous les deux, péniblement, pour se tenir debout aux cotés des chevaliers d’Athéna. Mosu, après un éclair de lucidité, dit même à Héra :


- Peut-être m’as-tu privé de mes pouvoirs de protecteur d’Héra, mais il me reste toujours mes connaissances de chevalier du Lion d’Athéna, celles que j’ai acquise en m’entraînant dans son Sanctuaire sacré. Unissons nos forces ! , dit-il à Ikki et Jabu.


Lightning Plasma !


- Par l’envol du Phénix !


- Que le galop de la licorne t’emporte !


Dès lors, Héra ne pouvait plus ignorer l’attaque commune de ses assaillants. Elle dut s’employer pour tenter de repousser la puissance gigantesque qu’ils avaient crée. Mais la volonté et l’espoir des sauveurs d’Athéna étaient tels qu’Héra ne réussit pas à la contrôler et fut emportée par celle-ci. Elle disparut sous un épais nuage de poussière.


- Nous avons réussi ! , gémit Ikki. Athéna est sauvée !


Cependant, ils s’effondrèrent tous à terre, ivres d’épuisement.


Ikki, alors à terre, fut comme réveillé par une voix mystérieuse qui l’encourageait. Une voix faible mais si proche. Et de la sorte, il se remit en mouvement, et tenta d’atteindre en rampant la plateforme où se trouvait Athéna pour la réveiller. Alors qu’il escaladait les marches avec le peu de forces qu’il lui restait, et qu’il arrivait enfin à proximité de l’autel où reposait Athéna, il sentit que sa main était écrasée par quelque chose. Il fit un effort pour relever sa tête et vit une silhouette inquiétante face à lui. C’était Héra ! Elle avait revêtu son armure et ne semblait pas avoir trop souffert de leur coup précédent. Elle donna alors un violent coup de pied à Ikki, qui dévala alors la pente qu’il venait de monter difficilement. Elle dit alors :


- Traîtres ! Vous m’avez obligé à recourir à mon armure pour me débarrasser définitivement de vous ! En quelque sorte, c’est un très grand honneur que je vous fait, mais ce n’est pas malheureusement pas une réjouissance pour vous, mais plutôt une aide pour emprunter le sentier de la mort !


Elle leva alors ses mains vers le Ciel et dit :


- Chevaliers ! Ne soyez pas tristes en quittant ce Monde ! Dans une demi-heure, Athéna vous aura rejoint. Alors partez en paix sans vous défendre !


Par le verdict divin !


Alors, Jabu, Kéna, Ikki et Mosu furent tous les quatre frappés par une énergie qui les compressait contre le sol, et qui les empêchait de se défendre. Attaqués de la sorte, une seule issue semblait se présenter à eux.


Quelques longues secondes plus tard, Héra stoppa son attaque, satisfaite du résultat. Elle se dirigea alors vers Mosu et lui arracha le collier de Stankovis qu’il portait au cou. Elle vit les perles de Kéna et de Mosu qui étaient presque noires.


- Pour vous, ce n’est qu’une question de temps, ne soyez pas trop pressés d’atteindre le repos éternel. Quant aux deux autres billes restantes, il doit s’agir de Guaya, qui a déjà déserté ce lieu et de …


- Gokunes d’Ilion, chevalier du Cancer, pour vous servir ! , lança une voix derrière elle.


Surprise, Héra se retourna et vit une scène qu’elle ne comprenait pas. Gokunes, marchait péniblement en se tenant à sa canne, et était suivi de Shina et Kiki.


- C… Comment êtes-vous arrivés ici ? L’accès à mon temple est une énigme pour tous !


- Kéna avait eu la bonne idée de laisser des indices sur le chemin, comme la légende le raconte ! Et avec un peu de chances et quelques détours, nous voici Héra ! , lui répondit Gokunes.


- C’est donc toi, chevalier du Cancer, le plus grand des renégats, qui mène les dernières troupes d’Athéna, quel honneur tu lui fais !


- La traîtrise est-elle condamnable quand c’est pour s’opposer au diable en personne ?


- Au lieu de me narguer, tu ferais mieux de rabattre ton caquet, regarde autour de toi, l’état de ceux qui m’ont affronté jusqu’à présent ! Ils sont sur le point de traverser l’Achéron !


- Chacun a accompli sa tâche dans la guerre qui nous oppose à toi Héra ! Ils avaient tous accepter le fait de mourir avant de commencer le combat, et ce n’était pas en arrivant face à toi qu’ils allaient se dédire ! Et même si je dois moi-même arrêter mon chemin ici pour qu’Athéna vive, et bien qu’il en soit ainsi !


- Tu vois aussi bien que moi le temps qu’il vous reste Gokunes ! Dans quelques minutes Athéna aura cédé à mon pouvoir et n’aura plus aucune volonté de se réveiller. Elle est évanouie et vogue tout doucement à bord du radeau qui la conduit vers la mort !


- Nous allons tout tenter pour empêcher cela !


- Puisque vous vous croyez capables de bouleverser la situation, je vais vous faire changer d’avis, et cela sans plus attendre !


Soyez frappés par la Haine d’Héra !



Elle dirigea ainsi son sceptre vers eux trois et de celui-ci sortit un flux d’énergie qui allait les frapper.


Kiki invoqua alors la défense de son maître Mû :


- Crystal Wall !


Gokunes renchérit et en appela à sa défense favorite :


- Que la grande muraille d’Ilion nous protège !


Les efforts d’Héra se heurtaient violemment à ces deux remparts, mais derrière eux, Gokunes, Kiki et Shina devaient user de toutes leurs forces pour ne pas être repoussés violemment. Voyant que son attaque était en partie inefficace, Héra la renforça de toutes ses forces et brisa les deux défenses, ce qui expulsa les trois compagnons au loin.


Héra se rapprocha alors d’eux, de façon à les achever comme elle venait de la faire pour leurs amis. Alors, qu’elle avait la main droite pointée vers le Ciel et qu’elle s’apprêtait à l’abaisser, comme quelques minutes auparavant, elle fut prise d’un sentiment étrange. Elle se sentit brusquement épiée par une multitude de regards. Elle s’aperçut alors d’un étrange phénomène.


C’était comme si les abords de sa résidence sacrée étaient assaillis par une armée de silhouettes vêtues et recouvertes d’habits clairs. Eparpillées au quatre coins de la plaine sur laquelle les combats se déroulaient, elles fixaient toutes Héra. Décontenancée, elle ne comprenait pas ce qui se passait.


- Qui … Qui êtes-vous tous ? Et que faites-vous en ces lieux sacrés ?


- C’est pourtant clair, dit Gokunes, qui se relevait une énième fois. Ils sont venus prendre ta vie pour libérer Athéna du sort que tu lui infliges.


Pendant ce temps-là, chacun des mystérieux personnages se rapprocha du centre de l’action, afin d’entourer Héra. Alors que ceux-ci se rapprochaient d’elle, elle fit retentir tout son pouvoir, en une explosion terrible qui les écarta tous.


Quelques secondes plus tard, ils se relevèrent tous et reprirent position comme auparavant, rejoints par Kiki.


- Mais qui êtes-vous ? , s’interrogeait sans fin Héra.


Un à un, ils se découvrirent alors en déclinant leur identité, portant à chaque fois un coup au moral de la déesse :


- Je suis Kiki, élève du Grand Mû du Bélier le dernier descendant de son glorieux peuple.


- Javier de Sarmiento, Argentine.


- Je suis Wirkes de Fort William, Ecosse.


- Je m’appelle Damkhala de Lampang, Thaïlande.


- Akedwo de Kasama, Zambie.


- Je suis Daïkin de Vijayawada, Inde.


- Goshan de Tyr, Liban.


- Je suis Kadaris de Pyrgos, Grèce


- Dragan de Dubrovnick, Croatie.


- Je m’appelle Matthias d’Alabren, France.


- Raïkko de Rovaniemi, Finlande.


- Saïdu de Peshawar, Pakistan.



Héra croyait déceler ce que tout cela signifiait :


- Comment ? Vous voulez me faire croire que ces gamins seraient les futurs chevaliers d’Or, et qu’ils seraient ici pour me vaincre alors qu’ils ne doivent même pas avoir dix ans et qu’ils n’ont reçu aucun enseignement ? Si telle est votre dernière solution pour me vaincre, elle est réellement pathétique!


- Pour te tuer, nous n’avons pas besoin de muscles, d’expérience ou de malice. Non ! Si ces enfants sont là c’est pour vous montrer à toi et à Athéna que ces chevaliers seront toujours là pour elle, et que par leur cosmos, non seulement ils t’amèneront à la défaite, mais ils réveilleront eux-mêmes Athéna !


- Je n’y crois pas une seule seconde !


Et pourtant, chacun des enfants présents intensifia son pouvoir afin de faire ressentir non pas sa haine mais sa bonté, sa volonté, et son amour pour le genre humain. De chacun d’eux, une aura pure et intense se dégageait pour se réunir et se diriger vers Athéna. Réveillés par ce phénomène étrange, Mosu, Kéna, Jabu et enfin Ikki reprirent conscience par magie et se relevaient déjà doucement. Et de la sorte, la combinaison de tous les cosmos de ces enfants prédestinés produisit l’impossible ! Le ciel se dégagea de tous ses nuages, la Terre toute entière sembla retrouver son espoir. Et enfin, après avoir été comme frappée par cette étonnante grâce, Athéna se releva tout à coup.



Shina, qui avait jusqu’à présent caché le sceptre d’Athéna aux yeux d’Héra, le lança en sa direction. Elle le saisit et le dirigea vers Héra et lui dit :


- Tu vois Héra ! A travers ta magie, tu n’as pas pu détruire ce lien indéfectible qui m’unit à mes chevaliers, mais plus que cela, à la race des humains. J’ai reconnu en ces enfants les qualités des hommes, leur joie, leur innocence, leur amour, leur volonté de vivre. Et cela, même à travers les dimensions qui nous séparaient durant le sommeil que tu m’avais imposé, tu n’as pas pu le briser. J’ai pu grâce à eux retrouver ma route pour revenir ici te défier. Au nom de tous ceux qui se sont sacrifiés pour moi, disparais donc de ce Monde qui ne demande qu’à vivre en paix !


Athéna lança alors son sceptre en direction d’Héra, qui, cernée par les jeunes apprentis ne put que restée bouche bée. Elle fut ainsi transpercée et avant de s’écrouler à Terre, elle lui dit :


- Non ! Ca n’est pas possible, je ne peux mourir ici, dans mon Sanctuaire, si près du but. La colère des Dieux sera terrible Athéna. Ne l’oublie pas …


Le Soleil reprit alors enfin la place qui lui était due, pour faire resplendir la vie partout en ce lieux baigné du sang des valeureux chevaliers d’Athéna.






le 10/11/2003 à 13:46:13 par Caammuus


Pas mal, les idées... J'aime bien l'esprit... ca reste très CDZ-ien
 



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le 26/08/2005 à 13:40:08 par Ex-Floodeur


J'aime bien la trame de l'histoire. Ca avance assez vite, on est vite emballé par l'histoire. Les déocrs auraient peut être gagnés à être plus décirs mais ca n'en retire rien à la qualité de l'histoire



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