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/!\ FAQ Saint Seiya /!\
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Hilda de Polaris
Ca y est ! J'ai fini par atteindre la fin du tunnel, j'aperçois une lumière au
bout.
Je m'arrête, depuis tout à l'heure je perçois le choc de l'affrontement des
cosmos de Bud et de son adversaire. Un des cosmos vient de s'éteindre, je me
concentre…. Tout va bien je ressens toujours le cosmos de Bud et à première vue
il n'a pas l'air gravement blessé.
Je serre très fort le médaillon que Bud m'a donné, que peut-il bien contenir ?
C'est étrange mais je crois savoir de quoi il s'agit…
Pour l'instant je n'ai pas le temps de penser à cela, j'ai une mission à
remplir : ramener les âmes des guerriers divins défunts de façon à ce que le
seigneur Odin puisse leur rendre la vie.
Je sens mon cœur battre plus fort dans ma poitrine en pensant à Siegfried, jamais
je n'aurais cru qu'il me serait donné de le retrouver.
J'avance à pas lents vers la sortie du tunnel, la lumière me submerge lorsque
je passe la sortie.
« Oh ! »
Jamais je n'aurais cru voir un tel spectacle, je me trouve dans une véritable
fournaise !
Il règne ici une chaleur étouffante, je regarde autour de moi : à perte de vue
s'étendent des plaines couvertes de geysers qui crachent des vapeurs toxiques,
et dire que j'ai pris mes habits d'hiver !
Je commence à parler pour moi-même.
« Quel est donc cet endroit, je pensais pourtant que le Niflheim était l'enfer
des glaces. »
Une voix.
« C'est que vous n'êtes plus dans le Niflheim, princesse. »
Je sursaute.
« Qui a dit ça ?
- Vous devez être capables de repérer mon cosmos, à moins que les pouvoirs que
l'on prête aux serviteurs d'Odin ne soient que de la frime. »
De la frime, comment cet individu ose-t-il ?
Je me concentre et finis par repérer sa cosmo énergie, curieusement elle semble
provenir d'un geyser. Comment un être humain peut-il survivre dans un tel
endroit aussi près des vapeurs toxiques, moi-même suis à la limite de
l'asphyxie.
« Montre-toi !
- Venez me chercher. »
Dans un endroit pareil ?! Mieux vaudrait tenter de traverser cette zone pour
trouver la déesse Hel au plus vite.
Je m'avance et me lance dans une course éperdue vers l'avant.
Au bout de quelques mètres je sens mes pieds s'enfoncer dans un sol meuble et
brûlant.
« Vous ne croyiez quand même pas que le Muspellsheim relâche si facilement ses
proies ?
- Le Muspellsheim ?
- Oui, comme le Niflheim est l'Enfer des glaces le Muspellsheim est l'enfer
brûlant.
- Comment se fait-il que l'on n'y voie aucun mort alors ?
- C'est très simple : nous vous avons vus venir et, sachant que votre but était
de faire ressusciter les guerriers divins nous avons jugé sage d'évacuer toutes
les âmes de défunts derrière le mur de feu.
- Le mur de feu ?
- Oui, ce mur est au Niflheim ce que les portes de l'Enfer sont à L'Enfer
d'Hadès : nul ne peut les franchir autrement que pour aller vers son destin.
- Je vois. La déesse Hel nous craint-elle tant pour évacuer les morts devant
nous ? »
Un silence, je devine que mon interlocuteur qui est toujours invisible à mes
yeux ne goûte guère ma remarque.
« Ce n'est pas les derniers rescapés de la bataille d'Asgard que nous redoutons
mais celui que vous servez.
- Le seigneur Odin ?
- Nous nous posons encore la question : lors de la dernière guerre que nous
avons menée contre lui le cosmos d'Odin était beaucoup moins puissant
qu'aujourd'hui, il a dû se produire quelque chose. »
Je souris intérieurement, ils ignorent donc qu’Odin a accueilli Hadès dans son
corps. Lorsque celui-ci est revenu sur Terre je n'étais pas éveillée et n'ai
donc pas senti son cosmos mais j'imagine sans peine que s'il est capable de
faire peur à Hel dans son propre domaine il doit être immense. Sans doute aussi
grand que celui de Poséidon qui m'a contraint à passer l'anneau des Nibelungen
à mon doigt.
Quoiqu'il en soit cette histoire de mur de feu m'inquiète, je dois essayer d'en
savoir plus.
« Où se trouvent les guerriers divins ?
- Comme tous les morts : derrière le mur de feu.
- Qu'a-t-il de si particulier ce mur ? »
Mon interlocuteur semble hésiter.
« Le mur de feu …
- Oui
- Eh bien… Puisque vous ne l'atteindrez jamais vivante je ne vois pas pourquoi
j'en ferai un secret. Le mur de feu est une barrière qui sépare le Niflheim et
le Muspellsheim du palais de Hel. Les hommes qui traversent ce mur sont
généralement des morts qui en le traversant perdent toute autonomie et sont
ainsi totalement soumis à la volonté de Hel.
- Mais alors ?!
- Oui, vos chers guerriers divins ne sont plus que des marionnettes qui passent
leur temps à se faire torturer dans le Niflheim.
- C'est affreux !
- Oui, c'est vrai mais c'est le seul moyen de les assujettir.
- Mais quel est l'effet pour les vivants ? »
Je ne vois pas le visage de mon interlocuteur mais à son silence je devine
qu'il a un sourire mauvais qui ne présage rien de bon.
« Si vous voulez vraiment le savoir princesse, tout être humain traversant le
mur de feu…
- Oui ?
- Y perd la vie !
- Non ! Ce ne sont pas quelques flammes qui peuvent avoir raison de guerriers
divins !
- Non, évidemment mais les flammes du mur de feu sont alimentées par le cosmos
de Hel elle-même de sorte que tout être humain passant ce mur perd non
seulement la vie mais aussi toute volonté, il est dès lors aussi soumis à Hel
que les morts eux-mêmes.
- Mais alors Bud ?
- Oui vous avez deviné juste. Bud parce qu'il a vaincu ce pauvre Holder pourra
atteindre le mur de feu mais nous ne sommes pas inquiets : il va se jeter dans
la gueule du loup ! »
Mon cœur se serre d'inquiétude, je dois absolument prévenir Bud ! Je concentre
mon cosmos pour faire geler la terre meuble qui m'immobilise les pieds et me
libère de cette entrave.
Mon interlocuteur pousse un cri de surprise en me voyant m'élancer vers
l'avant.
« Vous n'irez nulle part ! »
Je ressens une vive douleur dans le dos, il m'a frappé entre les omoplates. La
douleur me fait mettre un genou à terre.
Mon adversaire exécute un saut périlleux qui l'amène juste devant moi.
Je relève la tête et aperçois mon adversaire de face.
Je laisse échapper un cri de surprise.
Mon adversaire porte une sorte de cotte de mailles aux reflets bleus sombre, ce
qui me donne à penser que cette armure est assez différente de la cuirasse
sombre d'Holder. Et ses traits sont ceux d'une… Femme !
Elle semble lire la surprise dans mes yeux.
« Oui, une femme ! Je ne vois pas ce qui vous choque : si une femme peut
devenir la représentante d'Odin sur Terre pourquoi ne serait-il pas donné à une
autre femme de servir la déesse de l'Enfer ? »
Il est vrai que je suis mal placée pour avoir des préjugés sexistes mais tout
de même ! Je me suis toujours représentée les serviteurs d'Hell comme des
monstres inhumains ou des Géants.
« Qui êtes-vous ? »
Mon adversaire retire le diadème qui retenait sa coiffure.
Une cascade de cheveux aussi rouge que ses yeux descendent dans son dos.
« Je me présente, Svaja Walkyrie du Feu et commandant des troupes de la déesse
Hel.
- Une Walkyrie ? Mais j'ai toujours cru que les Walkyries étaient au service
d'Odin.
- Cela est vrai mais les choses ont changé. »
Dans la mythologie scandinave les Walkyries étaient des déesses féminines au
service d'Odin.
Montée sur des juments grises elles caracolaient sur les champs de bataille en
brandissant une torche enflammée que seuls les guerriers qui étaient destinés à
mourir pouvaient voir. Elles étaient en quelque sorte les déesses
annonciatrices de la Mort. Elles escortaient alors les guerriers tombés au
combat jusqu'au Walhalla où ils s'entraînaient pour le grand combat qui
opposerait les Dieux aux Géants.
Elles n'avaient pas le droit de combattre sous une autre bannière que celle du
seigneur Odin.
Svaja, devinant le cours de mes pensées reprit alors :
« Un jour la grande bataille arriva. Peu de temps après la mort de Baldur, deux
loups en forme de nuages avalèrent le soleil et la Lune. C'est ce moment que
choisirent Loki et Hel pour lancer l'assaut contre Asgard… Ce fut une belle
bataille, avec les Walkyries, suivant Odin nous avons mené une charge
fantastique qui décima les rangs des Géants. »
Les yeux de Svaja se firent rêveurs.
« Oui, c'était un beau jour pour mourir. Nous avons combattu comme jamais,
transperçant les Géants de nos lances puis continué le combat au corps à corps.
J'ai vu toutes mes Walkyries tomber une à une, j'ai vu Thor venir à bout du
serpent universel qui s'enroule autour de la Terre. J'ai vu le seigneur Odin
lui-même se faire dévorer par Fenrir avant d'être vengé par son fils Vidar.
J'ai lutté jusqu'à la limite de mes forces, couverte de blessures, encerclée
par des Géants de feu qui n'étaient pas en meilleur état. J'ai combattu dos à
dos avec ma meilleure amie qui conduisait les Walkyries avec moi… Et cette amie
s'appelait : Brunehilde.
- Brunehilde ? Mais ?
- Oui, en effet la ressemblance entre les noms de Brunehilde et Hilda est
frappante n'est-ce pas ? C'est bien normal car à l'époque c'était vous
Brunehilde !
- Moi ?
- OUI ! »
Svaja semble écumer de rage, qu'a-t-il bien pu arriver lors de cette bataille.
« Ecoutez Svaja ? Que s'est-il passé en ce jour que l'on appelle le Ragnarok ?
- Cela n'a plus d'importance car au nom de la déesse Hell je vais vous
exécuter. »
Je comprends qu'il est inutile de tenter de la raisonner. J'intensifie mon
cosmos, Svaja fait de même.
Comment vais-je faire pour me défendre ? Pendant la bataille d'Asgard c'était
l'anneau maudit des Nibelungen qui me donnait mes pouvoirs guerriers, en temps
normal je ne suis qu'une prêtresse.
Svaja concentre son cosmos, elle croise ses bras contre sa poitrine et ferme
les yeux, je devine qu'elle va tenter une incantation.
La terre du Muspellsheim devient brûlante, les geysers crachent des vapeurs
toxiques, la lave en contrebas commence à bouillir, le sol tremble. Les
guerriers de Hell tentent tout pour nous affronter sur leur terrain.
Comme je ne connais pas la nature de l'attaque qu'elle va utiliser contre moi
je concentre mon cosmos autour de moi pour m'en faire une protection. L'air
autour de moi commence à se refroidir. Je prie le seigneur Odin : "
Seigneur Odin, prête-moi ta force ".
Svaja rouvre des yeux aussi rouges que la terre du Muspellsheim.
" Par l'Enfer brûlant ! "
Des colonnes de feu s'élèvent autour de moi et commencent à se mettre en
mouvement.
Les colonnes de feu commencent à tournoyer autour de moi rendant la chaleur
encore plus étouffante.
Svaja remue ces bras de façon étrange puis les tend et commence à les ramener
vers l'intérieur, je comprends qu'elle peut contrôler les colonnes de feu à
distance.
Les colonnes de feu se resserrent autour de moi. Les braises projetées par les
colonnes de feu gèlent instantanément au contact de mon cosmos.
Je ne sais pas si je pourrai tenir comme ça très longtemps. L'atmosphère est de
plus en plus étouffante et j'ai de plus en plus de mal à trouver de l'air.
Svaja me toise avec dédain.
« Il est difficile de survivre au Muspellsheim quand on ne connaît que la
froideur d'Asgard n'est-ce pas ? »
Je dois me ressaisir, si Athéna a pu survivre pendant toute une journée au
froid d'Asgard je dois bien être capable de survivre au Muspellsheim.
Je prends une grande inspiration et me relève. J'intensifie mon cosmos. Les
colonnes de feu commencent à être repoussées.
« La souffrance n'est rien pour celui qui a atteint l'ultime cosmos.
- Parce que tu penses y être parvenue Brunehilde ? Par le passé jamais ton
cosmos n'a dépassé le mien, tu ne peux pas plus t'approcher de l'ultime cosmos
que je ne le peux ! »
Elle a peut-être raison mais les chevaliers d'Athéna ont prouvé maintes fois
que c'est lorsque les souffrances sont à leur paroxysme que l'on est le plus proche
de l'ultime cosmos. J'enflamme mon cosmos à son paroxysme et parvient à
repousser les colonnes de feu.
« Pas mal mais combien de mes attaques penses-tu pouvoir subir avant de céder ?
" Par l'enfer brûlant "
Une nouvelle fois les colonnes de feu se rapprochent, une nouvelle fois je
parviens à les repousser.
« Combien de temps penses-tu encore pouvoir repousser mes attaques ?
- Aussi longtemps que nécessaire ! »
Svaja pousse un grognement rageur, il y a vraiment de la bête dans cette
ex-Walkyrie.
« Ca m'est égal ! Je finirai bien par saper ta cosmo-énergie petit à petit. »
Svaja commence à ricaner.
« Mais à la différence de toi Brunehilde, moi j'ai tout mon temps ! Ce n'est
pas moi qui dois prévenir Bud contre le mur de feu. »
Je sens toute la vérité de ses paroles tandis que la sueur commence à perler
sur mon front, il me faut absolument prévenir Bud mais comment y arriverais-je
en restant en position défensive ?
Svaja constate mon affaiblissement et ricane de plus belle, dans cet enfer de
feu des flammes semblent danser dans ses yeux mais à l'intérieur il y a plus
que de la sauvagerie, ce que j'y lis c'est la haine.
« Tu n'as pas encore goûté à tous les secrets de " l'enfer brûlant "
Brunehilde, les colonnes de feu n'étaient qu'un échauffement. »
Svaja rejoint ses mains et tourne ses paumes vers le ciel, quel mauvais tour me
réserve-t-elle ?
Des vapeurs toxiques commencent à se dégager de la Terre, les Geysers crachent
de la fumée en continu et semblent monter de plus en plus haut, l'atmosphère
devient irrespirable, je suis obligée de me couvrir les narines et la bouche
avec un pan de mes manches.
Ma vision est couverte par mes larmes mais je parviens à apercevoir Svaja.
Les flammes du Muspellsheim semblent danser autour d'elle, la vapeur des
geysers s'enroule autour d'elle jusqu'à la submerger complètement, seule sa
tête reste visible, les pupilles de ses yeux ont presque totalement disparu
derrière les flammes qui y brûlent. Les flammes semblent n'être que le
prolongement de sa chevelure flamboyante.
Dans ses mains se forme un orbe de couleur rouge.
Svaja formule une incantation ponctuée de sons gutturaux imprononçables.
"Ô Hel, déesse de l'Enfer, maîtresse du Niflheim et du Muspellsheim,
donne-moi la force de vaincre mon ennemie, que je ne fasse plus qu'un avec
l'enfer brûlant….
A mesure que Svaja prononce son incantation les flammes s'intensifient et se
rejoignent dans l'orbe qu'elle tient entre les mains, celle-ci grandit de façon
démesurée.
… Ô Hel donne-moi la force "
Svaja retourne brusquement la tête dans ma direction, ses mains se sont
croisées, derrière elle je distingue l'aura de Sulfure le géant de feu qui
incendia Asgard.
« Adieu Brunehilde ! " Que les flammes de Sulfure t'emportent en Enfer !
"
Je réalise trop tard que les vapeurs toxiques se sont dissipées, j'aurais dû me
mettre en position de défense.
Je m'agenouille, joint mes mains pour prier le seigneur Odin.
Je m'entoure de mon cosmos pour m'en faire une protection.
Dans son empressement à prier Odin, Hilda ne vit pas une sphère incandescente
s'échapper des mains de Svaja.
Les flammes de Sulfure semblèrent croître au contact de l'atmosphère du
Muspellsheim et foncèrent vers Hilda.
Au contact de la chaleur la jeune fille rouvrit les yeux à temps pour voir les
flammes de Sulfure percer sa cosmo énergie comme du bois mort et l'atteindre à
la poitrine.
Les flammes soulevèrent la jeune fille comme un fétu de paille, la
transpercèrent de part en part lui arrachant un cri de douleur et n'arrêtèrent
finalement leur course que contre une paroi rocheuse où le corps d'Hilda se
fracassa avant de retomber lourdement sur le sol comme un pantin désarticulé.
Ses doigts remuaient encore mais elle avait reçu les flammes de Sulfure de
plein fouet et de tout son corps s'échappait une écœurante odeur de chair
brûlée.
Hilda releva faiblement la tête vers le haut tentant d'inscrire dans sa mémoire
le visage de sa meurtrière.
Svaja ne se déroba pas au regard inquisiteur de sa victime, elle se tenait
droit comme elle l'avait probablement fait toute sa vie.
Sa chevelure rouge flamboyante soulevée par les flammes du Muspellsheim était
retombée comme privée de la vie qui l'animait l'instant d'auparavant.
Dans ses yeux ne se lisait ni la joie de la victoire ni l'excitation de la
bataille. Elle s'avança vers Hilda, s'agenouilla devant elle.
Hilda parvint à dégager une main encore blanche et tenta de saisir le visage de
Svaja dans un ultime effort pour effacer cette image de la défaite de sa vue.
Svaja ne se déroba pas mais Hilda était trop faible, sa vue se brouilla et sa
main n'agrippa que le vide avant de se figer dans la terre brûlante. Privée de
ses dernières forces tout le corps d'Hilda sembla suivre le moment de sa main
et ses paupières se refermèrent sur ses yeux comme un rideau sur une pièce de
théâtre.
Svaja contempla un moment le corps crispé d'Hilda, elle saisit une des immenses
mèches de cheveu gris tirant sur le bleu de la jeune fille puis s'amusa à les
libérer un à un.
Elle caressa un moment la joue d'Hilda en se demandant pourquoi elle avait tant
haï cette jeune fille sans défense.
Elle se rappelait de cet instant où sa vie avait basculé.
Elles étaient là toutes les deux, Brunehilde et elle, encerclées par une
multitude de monstres parmi lesquels elle distinguait des Géants du froid et
des Géants du feu.
Le vent qui soufflait sur le champ de bataille était glacé, le ciel privé du
soleil et de la lune était sombre, la seule lumière provenait du feu des
braseros que chaque camp avait allumé pendant la nuit pour se réchauffer.
Svaja embrassa l'espace autour d'elle d'un regard circulaire. Tout n'était que
désolation : le grand Thor, après avoir terrassé le serpent universel qui
s'enroule autour de la Terre achevait de succomber à l'haleine empoisonnée de
ce dernier, Tyr le dieu de la droiture gisait agonisant à côté du chien des
enfers qu'il avait tué, l'arc-en-ciel qui menait à Asgard le domaine des dieux
était en partie détruit et Heindall son gardien menait un combat furieux contre
Loki le dieu malin. Instinctivement elle cherchait ses Walkyries du regard,
leurs corps s'éparpillaient tout autour d'elle formant une sorte de bouclier
humain contre les monstres qui menaçaient de les submerger. Svaja se retourna
et sentit dans son dos la présence réconfortante de Brunehilde la dernière des
Walkyries avec elle. Elle aurait été bien incapable de dire lequel des deux
camps allait l'emporter car les rangs des Géants étaient clairsemés et ceux qui
l'entouraient avaient des blessures profondes dans des organes vitaux.
Svaja serrait son épée et de sa main libre saisit celle de Brunehilde.
" Brunehilde, mon amie, ma sœur, je sens que ce sera notre dernière
bataille mais avant de rejoindre le monde des ombres je veux graver ce combat
dans la mémoire de ces monstres, es-tu avec moi ? "
Brunehilde sourit à sa compagne mais ne répondit pas. Elle était partagée entre
plusieurs sentiments contradictoires : depuis un moment elle entrevoyait Hermod
le dieu messager qui lui faisait des signes pressants de la main, que
pouvait-il bien vouloir ? A côté d'Hermod se tenait Vidar, celui qui avait
vengé Odin en tuant Fenrir le loup mangeur d'hommes. Ensemble ils tenaient
leurs ennemis à distance respectable tout en se repliant pour se rapprocher de
l'Ygdrasil le Chêne millénaire qui soutenait le monde.
Svaja renouvela sa question " Es-tu avec moi ? "
Brunehilde consentit à répondre :
« Ne vois-tu pas Hermod et Vidar nous intimer l'ordre de nous replier sur
l'Ygdrasil ?
- Nous replier ?! Tu parles de battre en retraite alors que tous les Ases- la
race des dieux- ont été décimés et que les géants menacent Asgard ? Non il faut
nous battre jusqu'à la dernière goutte de sang !
- Nous pourrions nous rapprocher d'eux en tentant une percée. »
Svaja s'exécuta de mauvaise grâce et avec un courage hallucinant se fraya un
chemin parmi les masses de géants qui se dressaient devant elle à la pointe de
son épée.
Bientôt elles furent toutes deux à la hauteur d'Hermod et Vidar qui leur
expliquèrent alors leur plan. Hermod prit la parole.
« Ecoutez Brunehilde et Svaja, cette bataille est perdue pour les dieux, Asgard
va être détruite si nous ne faisons rien.
- Que proposes-tu ? »
Hermod regarda l'écorce de l'Ygdrasil.
« Nous allons nous cacher dans l'écorce de l'Ygdrasil et nous prononcerons
alors les mots du pouvoir.
- Les mots du pouvoir ?
- Oui ce sont des formules magiques qu'Odin connaissait et qu'il m'a
transmises, elles étaient gravées sur les Runes qu'il était le seul à pouvoir
lire.
- Et alors ?
- Nous allons prononcer une formule qui nous permettra de geler Asgard et
l'Ygdrasil de façon à ce que les géants ne l'emportent pas. Si nous détruisons
l'objet de leur convoitise ils se disperseront et s'éteindront.
- Tu nous proposes de détruire notre monde ?
- Non simplement de le geler et si un jour Dieu nous prend en pitié nous pourrons
peut-être quitter notre sommeil pour revenir gouverner Asgard. »
Aucun dieu présent n'émit d'objection. Hermod s'empressa d'ajouter.
« Nous avons besoin d'être trois pour prononcer les mots du pouvoir, l'un de
nous doit rester pour protéger nos arrières… ce qui signifie une mort certaine.
»
Un court silence suivit.
Brunehilde qui avait l'impression de ne pas avoir combattu autant que les
autres dans cette bataille se porta volontaire.
Hermod et Vidar, après un court signe d'adieu s'enfoncèrent dans l'écorce de
l'Ygdrasil.
Brunehilde et Svaja restèrent face à face.
Svaja serra Brunehilde dans ses bras.
" Pardonne-moi "
Svaja pleurait sur l'épaule de son amie devant les géants médusés.
Brunehilde lui dit à l'oreille
« Tu sais bien que c'est la seule solution.
- Oui je sais, c'est pour cela que je te demande de me pardonner.
- Qu'aurais-je bien à te pardonner ? »
Tout en parlant Svaja avait soulevé Brunehilde du sol et lui avait lentement
fait faire un demi-tour de sorte que Svaja montrait maintenant son dos aux
Géants et Brunehilde le sien à l'Ygdrasil.
Svaja avait saisi les cheveux de Brunehilde et les tirait avec force vers
l'extérieur de sorte qu'il lui aurait suffi d'un geste pour briser la nuque de
son amie qui était à ce moment complètement paralysée.
Svaja se pencha à l'oreille de Brunehilde.
« Pardonne-moi mais je ne peux pas te laisser faire cela.
- Svaja… Tu… Tu ne vas pas.
- Si je vais t'empêcher de gaspiller ta vie. »
Svaja embrassa alors son amie et avant de relâcher son étreinte lui murmura :
" C'est un beau jour pour mourir. Ne l'oublie jamais "
Svaja retourna alors Brunehilde qui se retrouva face à l'Ygdrasil, lui appuya
sa main contre sa colonne vertébrale et avec une force irrésistible…
La propulsa dans l'écorce de l'Ygdrasil.
Hermod et Vidar reçurent Brunehilde dans leurs bras.
Svaja se retourna alors vers les Géants, tenant son épée à deux mains et leur
lança :
" Hermod, Vidar, Brunehilde ! Prononcez les mots du pouvoir je vais les
retenir ! "
Ils hésitèrent mais finirent par s'exécuter en voyant la détermination du
guerrier qui n'a plus rien à perdre dans les yeux de Svaja.
Les géants, pressentant un mauvais coup s'avancèrent d'un pas. Svaja fit
tournoyer son épée.
L'un d'eux plus courageux ou plus bête que les autres se rua sur elle.
Il s'empala littéralement contre l'épée de Svaja, celle-ci ne chercha pas à
retirer son épée mais se servit du géant pour cacher à ses congénères l'attaque
qu'elle préparait.
" Que les flammes de mon épée vous emportent " Le corps du géant
empalé sur l'épée de Svaja explosa tandis que les flammes anéantirent plusieurs
géants des glaces, laissant les géants du feu intacts.
Hermod avait commencé à réciter la formule magique :
" Ô dieux anciens qui avez permis à Odin de s'abreuver dans la fontaine de
la sagesse…
Svaja était aux prises avec Sulfure le plus terrible des géants du feu
Ce fut au tour de Vidar de réciter la formule :
" … Permettez à ses enfants d'accomplir sa vengeance…
Ce fut le tour de Brunehilde, celle-ci hésita en voyant Svaja en difficulté.
Svaja se retourna vers Brunehilde : " Je tiens la chance d'emporter avec
moi les géants dans la mort, ne sois pas triste petite sœur et regarde-moi
partir avec le sourire "
A ce moment Sulfure saisit l'épée de Svaja la lui passant au travers du corps
et la retournant vers Brunehilde. Malgré le sang qui perlait à la commissure de
ses lèvres Svaja souriait.
Brunehilde prit une grande inspiration
… Ô dieux anciens figez pour l'éternité Asgard le domaine des dieux et
l'Ygdrasil millénaire que nos ennemis ne puissent jamais s'en emparer ! "
La formule était finie.
Un vent glacial se leva gelant l'Ygdrasil de son tronc à l'extrémité de ses
branches.
Le gel recouvrit entièrement Brunehilde, Vidar et Hermod figés dans un dernier
cri d'adieu. Le froid éteignit le feu qui commençait à incendier Asgard
recouvrant aussi les corps de Loki et Heindall qui s'étaient passé mutuellement
leurs épées au travers du corps.
Des icebergs commencèrent à s'élever sur les racines de l'Ygdrasil formant une
protection infranchissable pour le domaine des dieux.
Svaja rouvrit les yeux, ce qui s'était passé ensuite elle ne s'en souvenait que
trop bien. Des millénaires à être torturée par les géants et tout
particulièrement par Sulfure dans le Muspellsheim.
Sulfure lui avait appris une chose : que la mort était tout sauf une délivrance
! Il avait passé des siècles à lui apprendre les vertus de la haine, les
plaisirs de la corruption, la jouissance du mal et surtout la haine pour les
dieux qui l'avaient abandonnée pour sauver leur peau.
Aujourd'hui elle tenait sa vengeance : elle venait de défaire Brunehilde et
Hell la laisserait sans doute s'occuper de son cas dès que la vie aurait quitté
son corps. Alors pourquoi n'était-elle pas heureuse ?
Svaja s'éloignait quand elle sentit un cosmos d'une puissance incommensurable
se rapprocher à toute vitesse du Muspellsheim.
Qui cela pouvait-il bien être ? Qui pouvait dégager une telle énergie ? Ce
cosmos ne pouvait pas appartenir à un des guerriers de Hel, aucun n'était aussi
puissant, ou alors Hel elle-même ?
Mais si c'était le cas pourquoi viendrait-elle la voir ?
Un trait de lumière incandescente transperça alors le Muspellsheim faisant
s'écrouler des pans entiers de parois rocheuses au passage.
Le rayon atteignit le corps d'Hilda et prit alors une forme sphérique pour
recouvrir Hilda.
Svaja comprit alors ce qui se passait : le seigneur Odin lui-même intervenait
pour sauver sa protégée. Curieusement son cosmos était bien plus grand qu'avant
alors qu'il se trouvait dans le domaine de Hel !
Svaja rejoignit ses mains et invoqua le Muspellsheim avant de projeter les
flammes de Sulfure sur la bulle qui entourait Hilda.
Celle-ci ne se déforma même pas, au contraire le cosmos qu'elle dégageait
s'intensifia jusqu'à envoyer Svaja s'encastrer dans la paroi rocheuse du fond
de la grotte.
Hilda
Je ne sens plus la douleur. J'ouvre les yeux pour découvrir que je suis
protégée par une sorte de bulle dans laquelle je distingue la forme d'Odin.
« Seigneur Odin est-ce vous ?
- Oui c'est moi.
- Vous êtes venu me sauver.
- C'est exact, je vous ai sauvée Hilda de Polaris mais je ne suis pas venu vous
apporter la victoire.
- Comment ça ?
- Après mon intervention en faveur de Bud, Hadès m'a fait comprendre qu'il
n'entrait pas dans ses principes d'aider ses guerriers, il m'a toutefois permis
d'intervenir pour vous sauver la vie car il juge que vous n'avez pas utilisé
tous les moyens à votre disposition pour l'emporter.
- Comment ça ?
- Ouvrez le médaillon que Bud vous a donné. »
Je m'exécute et saisis le médaillon. Je l'ouvre avec appréhension pour y
trouver quelque chose que j'ai déjà vu.
« L'anneau…
- Oui. L'anneau des Nibelungen. »
Je tente de jeter au loin cet objet maléfique mais Odin m'en empêche.
« Princesse, vous devez savoir que cet anneau est vôtre depuis les temps
anciens où vous vous faisiez encore appeler Brunehilde.
- Comment ?
- A cette époque l'anneau des Nibelungen faisait partie du trésor que gardait
le dragon Fafnir.
- Et alors ?
- Un jour vint un courageux guerrier du nom de Siegfried, il terrassa le dragon
Fafnir avec une épée qui était celle de son père.
- Je sais tout cela.
- Oui mais vous ne savez sans doute pas que Siegfried lorsqu'il trouva l'anneau
jura de le passer au doigt de l'élue de son cœur et cette femme s'appelait
Brunehilde. »
Je rougis en pensant aux longues années pendant lesquelles j'avais refoulé mes
sentiments pour Siegfried alors que dans une autre vie nous avons été mariés.
« Et ?
- Le jour où il passa cet anneau à votre doigt fut celui de sa perte, l'anneau
maudit fit ressortir les côtés les plus obscurs de votre personnalité tant et
si bien que la discorde s'installa et Siegfried fut tué par son ami Hagen.
- Hagen…
- Oui je sais à quoi vous pensez : Hagen et Siegfried sont devenus les
meilleurs amis du monde. La raison en est qu'ils ont réussi à rompre le cycle
de leurs destinées et vous aussi y parviendrez en passant l'anneau des
Nibelungen à votre doigt.
- Mais vous venez de dire que…
- J'ai aussi dit que le cycle du destin pouvait être interrompu. Si vous portez
cet anneau et trouvez la force en vous de repousser son influence maléfique
vous pourrez redevenir Brunehilde et trouver la force de défaire Svaja.
- Je comprends…
- J'en suis heureux mais faites vite votre choix car mon frère Hadès me fait
comprendre que j'ai déjà trop utilisé sa puissance à des fins personnelles. Je
dois partir. »
Je sens la cosmo-énergie d'Odin s'évaporer et la bulle qui me protégeait se
dissoudre.
Lentement je remue l'anneau des Nibelungen dans ma main, cet objet a provoqué
la perte de tous mes amis et aujourd'hui il doit les sauver, quelle ironie !
Svaja semble déconcertée par la disparition du cosmos d'Odin, elle est encore
un peu sonnée par le choc de son attaque qui s'est retournée contre elle.
J'en profite pour contempler l'anneau des Nibelungen, est-il vraiment si
redoutable ? Odin n'avait pas l'air de craindre son pouvoir.
Svaja se tient bien droit, ses cheveux paraissent à nouveau animés d'une vie
propre et dans ses yeux brûle le même feu que tout à l'heure.
C'est comme si sa haine contre moi s'était ranimée d'un seul coup.
« Combien de fois faudra-t-il te tuer pour que tu meures, Brunehilde ? »
Je fais un pas en arrière, sans armure je n'ai aucune chance de contrer son
attaque.
" Que les flammes de Sulfure t'emportent ! "
Une fois de plus les flammes se rejoignent en une seule qui déferle sur moi.
Je brandis instinctivement l'anneau devant moi.
" Anneau des Nibelungen, protège-moi ! "
Les flammes foncent en direction de ma poitrine mais l'incroyable se produit :
l'anneau des Nibelungen brûle d'une énergie intense et libère une vague
déferlante de cosmo-énergie bleutée qui repousse celle de Svaja jusqu'à ce que
les deux forces s'annihilent.
Incroyable ! L'anneau m'a protégée alors que je ne le portais même pas.
Etait-ce le pouvoir maléfique de l'anneau ?
En tout cas une chose est certaine : sans cet anneau je ne viendrai pas à bout
de Svaja… Sans cela je ne pourrai pas sauver Siegfried.
Tout le reste en comparaison n'a aucune importance.
Je passe alors l'anneau à mon doigt.
Je suis submergée par un flot d'énergie négative, c'est sans doute cela dont
Odin parlait en disant que l'anneau révèle les côtés sombres de la personnalité
de son détenteur.
Ce que je vois me terrifie, j'ai l'impression de vivre mes pires cauchemars :
Autour de moi volent des bulles dans lesquelles se reflètent différents moments
de ma vie, ma naissance, mon enfance avec Freyja, le jour où le grand prêtre
d'Odin a fait de moi son successeur et surtout la bataille d'Asgard.
Des bribes de souvenirs me reviennent.
Je vois Thor de Phedca percé par les météores de Pégase. Thor se tient debout,
de son ventre s'écoule du sang et ses yeux sont embués de larmes.
" Je te demande pardon chevalier, j'ai servi ma princesse aveuglément tout
en sachant qu'elle était possédée par une entité maléfique, c'est toi qui
combattais pour la justice pas moi. Tu es digne de ma confiance puisses-tu la
protéger mieux que moi "
Thor le géant généreux s'écroula en crachant un filet de sang, tout son corps
s'enfonça dans la neige et il n'eut même pas droit à une épitaphe.
C'est à cause de ma faiblesse qu'il est mort.
Je revois Fenrir se battre contre Shiryu qui tente de le raisonner.
" Je combattrai pour la princesse Hilda jusqu'au bout, que les loups des
steppes t'emportent ! "
Shiryu déchaîna la colère du dragon contre les glaciers et Fenrir fut englouti
avec ses loups.
" Hilda ! "
Adieu Fenrir loup solitaire des plaines du Nord, tu es mort avec la haine des
hommes au cœur parce que tu avais été privé de l'amour de tes parents.
C'est à cause de ma faiblesse que tu es mort.
Je vois Hagen concentrer son cosmos en direction de ma sœur Freyja.
La lave du volcan boue derrière lui.
" Princesse Freyja, au nom de votre sœur je dois vous exécuter "
" Que les flammes du volcan t'emportent "
Les flammes foncent sur Freyja, le chevalier du Cygne la couvre de son corps.
Pardonne-moi Hagen à cause de ma faiblesse tu as dû porter la main sur ta bien
aimée pour une cause injuste qui plus est. C'est ma faute si tu es mort.
Je vois Mime affrontant Phénix, il s'est dévêtu de son armure divine d'Eta.
" Tu as dit que ta confiance en l'avenir et en la justice te rendaient
supérieur à moi, si c'est vrai tu devrais pouvoir me vaincre facilement.
Prouve-le attaque-moi je combattrai de toutes mes forces et on verra qui de
nous deux a raison ou a tort "
Les attaques de Mime et d'Ikki se croisèrent, Phénix grimaça de douleur,
blessé. Mime quitta sa position de combat pour interpeller Shun et Ikki.
" Chevalier Phénix toi et tes amis vous atteindrez peut-être votre but et
vous parviendrez à réaliser vos rêves de paix et de justice. Si jamais je dois
renaître un jour et que la paix règne alors sur la Terre j'espère sincèrement
avoir la chance de te revoir mais en tant qu'ami cette fois. "
Mime s'écroula, ses dernières paroles étaient à peine audibles.
" Papa bientôt nous serons réunis pour l'éternité pardonne-moi je n'ai pas
pu réaliser ton rêve et devenir le guerrier divin que tu espérais mais ne
désespères pas je suis sûr que le chevalier Phénix et ses amis sauront mieux
que moi protéger le royaume d'Asgard et sauver le monde de la menace qui pèse
sur lui, je vous confie ma patrie à tous les deux protégez-la comme si c'était
la vôtre. "
Pardonne-moi Mime, nous aurions dû t'aider à faire le deuil de Volkel au lieu
de ça j'ai fait de toi une machine à tuer, tu avais un cœur noble,
pardonne-moi.
Je vois Albéric debout devant Shiryu, son épée flamboyante à la main, les yeux
pétillant de malice.
" Que le cercueil d'améthyste se referme sur toi ! "
" Par la colère du dragon ! "
L'attaque de Shiryu fauche Albéric et le soulève comme un fétu de paille.
Albéric se relève pourtant, plante son épée flamboyante dans la neige immaculée
d'Asgard et s'écroule en libérant les saphirs d'Odin qu'il détenait.
Malgré son ambition Albéric était l'homme le plus intelligent du royaume et ses
conseils m'étaient précieux.
D'ailleurs ne suis-je pas à l'origine de sa décadence ? C'est moi qui la
première ait insufflé la haine dans son cœur en lui reprochant de n'être pas
comme Siegfried. Par la suite c'est la réapparition des armures des conquérants
qui l'a poussé à assouvir son ambition. Si j'avais eu la force de résister à
Poséidon rien ne serait arrivé. Pardonne-moi Albéric si j'avais été plus forte
tu n'aurais pas mal tourné.
Je vois Bud combattant Phénix dans mon palais.
Phénix est fauché par les griffes du tigre noir. Bud triomphe devant le corps
inanimé de Syd.
" Enfin la princesse Hilda reconnaîtra mes mérites et me nommera seul et
unique guerrier divin de Dzêta "
Je revois Syd maintenant Phénix pour permettre à Bud de le frapper.
" Vas-y frappe ! De cette façon, avec ma mort tu deviendras le guerrier divin
de Dzêta et tu pourras enfin réaliser ton rêve. Je suis content que ma mort te
soit utile. "
Bud hésite, il lève le bras, ses ongles s'allongent pour porter la griffe du
tigre noir puis finalement il renonce et abaisse le bras, un instant après Syd
lâche prise et s'écroule en lâchant un dernier " adieu mon frère ".
Bud se précipite vers son frère.
Je n'aurais pas dû proposer cet odieux marché à Bud, en plus d'en faire l'ombre
de Syd je l'ai amené à le haïr en faisant de la mort de Syd le but ultime de sa
vie.
Syd, Bud pardonnez-moi, par ma faiblesse j'ai provoqué le tragique dénouement
du destin des jumeaux.
Encore une fois j'ai été incapable de résister au pouvoir de l'anneau, à cause
de ma faiblesse tous mes guerriers sont morts.
Je vois maintenant ce que depuis le début je n'ai pas cessé d'appréhender : la
mort de Siegfried.
Il se tient là, debout, fier, noble, invincible devant les saints d'Athéna. Il
ne fait pas un mouvement pour éviter les météores de Pégase et vient très vite
à bout de Seiya puis de Phénix. Je le revois s'interposant alors que je voulais
achever Seiya moi-même.
Je ne peux m'empêcher de penser que s'il a perdu c'est parce que sa foi était
inférieure à celle des chevaliers.
Je revois Siegfried se relevant pour faire face à Seiya malgré sa blessure au
cœur. Il lève la main et…
L'abat sur son abdomen, s'éventrant lui-même pour arracher son saphir d'Odin.
" Chevalier, ce que tu m'as dit au début du combat était vrai n'est-ce pas
? La princesse Hilda n'est plus elle-même. Pardonne-moi chevalier ce n'est pas
contre toi que j'aurais dû déchaîner ma colère mais contre ce monstre de
Poséidon et ses envoyés diaboliques "
Sorrente insulte Siegfried, lui répétant que Poséidon n'est pas son ennemi.
" Non, cesse de mentir, le seul but de ton maître est de gouverner la
Terre et pour cela il s'est permis de se servir de ma princesse et foi de
guerrier divin son crime ne restera pas impuni "
Siegfried se tourne vers Seiya.
" Chevalier, il me reste peu de temps à vivre alors je t'en prie, prends
cette pierre "
Le saphir d'Alpha roule sur la glace.
Siegfried serre le poing
" Mais jusqu'au dernier moment j'essaierai de venger le massacre inutile
de mes compagnons, général Sorrente de Sirène tu vas payer pour ton maître ! En
garde "
Sorrente bloque la charge de Siegfried en jouant de sa symphonie mortelle.
Siegfried ne parvient pas à résister.
Sorrente lève son bras et lui envoie une attaque semblable aux foudres
d'Excalibur.
L'attaque touche Siegfried, le faisant reculer sur une dizaine de mètres mais
il ne vacille même pas.
Sorrente n'en revient pas : " Mais c'est impossible, il a pratiquement
perdu l'usage de ses cinq sens, il aurait dû mourir sur le coup et pourtant il
marche droit vers moi ! Je n'ai jamais vu une telle force, une telle
détermination "
Siegfried fonce sur Sorrente : " Tu ne pourras plus arrêter ma charge
"
" Tu vas mourir comme un brave "
Siegfried s'envole, Sorrente lance son bras dans sa direction et… transperce le
plastron de Siegfried qui crache du sang.
A ce moment tout ce qui était encore libre en moi a crié " NON ! "
mais Siegfried n'en a rien su.
Retombant sur Sorrente, Siegfried joint ses mains dans le dos de son ennemi et
intensifie son cosmos. Sorrente s'affole : " Il intensifie sa cosmo
énergie, il est fou il va exploser ! Il resserre son étreinte, impossible de
lui échapper ! "
" Arrêtes, tu es fou tu ne sais pas ce que tu vas déclencher ! "
Dans le ciel d'Asgard l'étoile de Dubhe brille, un rayon de lumière s'en
échappe et fond sur Sorrente et Siegfried.
"Adieu royaume d'Asgard c'est pour toi que je meurs. Seiya je t'en prie
veille sur la princesse Hilda. Je vais rejoindre tous mes amis qui ont donné
leur vie pour leur pays et devenir une étoile qui veillera sur vous. Seiya.
Chevaliers d'Athéna. "
Je vois l'étoile de Dubhe se consumer une dernière fois avant de s'éteindre.
Siegfried, mon amour, je n'ai jamais voulu que tu meures même en héros et
pourtant j'en suis la cause. Sans toi je me sens seule et je sens que je ne
pourrai plus assumer mon rôle bien longtemps.
Siegfried, Mime, vous tous pardonnez-moi. Si je n'avais pas été si faible rien
ne se serait produit.
« Tu as raison Hilda : tous tes amis ont payé le prix de ta faiblesse.
- Qui a parlé ?
- Moi, Brunehilde, Walkyrie de la forêt. »
J'ouvre les yeux. L'anneau est toujours à mon doigt mais des fils s'échappent
de l'anneau et le relient à une femme qui me ressemble trait pour trait, c'est
Brunehilde.
Celle-ci suit mon regard.
« Ce sont les fils du destin qui me relient à l'anneau.
- Ce qui veut dire ?
- Que tu ne seras toi-même que lorsque tu auras assumé ton héritage, lorsque tu
auras passé l'anneau à ton doigt.
- Mais…
- Oui, tu dois savoir que si l'anneau te rendra ta force d'antan il te rendra
mauvaise si tu n'as pas la force de lui résister, que choisis-tu ? »
Après les douloureux souvenirs que je viens de revivre mon choix est vite fait
: je dois mettre l'anneau à mon doigt.
« Que choisis-tu ?
- Je choisis l'aventure, je choisis de souffrir, je choisis de sauver Bud, je
choisis Siegfried, je choisis d'accepter l'anneau.
- Qu'il en soit ainsi ! »
Muspellsheim
Une lumière aveuglante entoure soudain Hilda en même temps que l'anneau des
Nibelungen apparaît à son doigt.
Une forme semble se matérialiser autour d'elle. C'est une armure ! Elle
recouvre presque toutes les parties de son corps. Cette armure est de couleur
bleu azur aux courbes élégantes.
Les morceaux de l'armure rejoignent les membres d'Hilda : d'abord les jambières
puis le plastron, ensuite les épaulettes et enfin le diadème.
Hilda semble léviter quelques secondes avant de reposer les pieds sur Terre.
Elle se tourne vers Svaja.
" Svaja ! Le pouvoir de l'anneau des Nibelungen m'a permis de revêtir
l'armure divine de la forêt qui était avant moi celle de la conquérante
Brunehilde "
Svaja fit quelques pas en arrière, impressionnée par l'aura de puissance qui se
dégageait de l'armure d'Hilda, elle en éprouvait une sorte de malaise
indéfinissable.
Pourtant elle se ressaisit.
« Quelle joie Brunehilde de pouvoir t'affronter à armes égales, mon triomphe
n'en sera que plus grand !
- Pauvre folle je suis Hilda de Brunhilde walkyrie de la forêt et au nom du
seigneur Odin je vais t'exécuter. »
Svaja sourit, apparemment le pouvoir maléfique de l'anneau commençait à faire
son effet.
« Oui, laisse la haine te submerger que je vois un peu ce que tu sais faire.
" Par les flammes de Sulfure ! "
L'aura de Sulfure apparut derrière Svaja, la lave qui coulait en contrebas
commença à bouillir et les geysers crachaient des vapeurs empoisonnées.
Hilda ne paraissait cette fois nullement incommodée.
Svaja fut surprise.
« Comment ?
- La souffrance physique n'est rien pour celui qui a atteint l'ultime cosmos.
- Nous allons voir ça ! »
Svaja libéra les flammes de Sulfure qui se rejoignirent en une seule sphère de
feu. Les flammes grandirent jusqu'à submerger complètement Hilda qui
ressemblait à une enfant en ce moment.
Hilda se mit en position d'attaque, les yeux rivés sur les flammes de Sulfure,
il fallait à tout prix qu'elle comprenne leur secret. Son cerveau fonctionnait
à toute vitesse :
C'est dans l'œil du cyclone que l'on ne subit pas les assauts du vent, il faut
trouver le point faible des flammes de Sulfure, l'endroit où elles se
rejoignent.
Hilda poussa un cri " Par la charge fantastique des walkyries ! "
Hilda fonça en direction des flammes de Sulfure si vite qu'elle sembla
disparaître en un rayon de lumière qui perça les flammes de Sulfure.
Quand Svaja put de nouveau discerner Hilda celle-ci était devant elle.
Svaja sentit une douleur intense au niveau du ventre, elle comprit qu'Hilda
avait libéré toute son énergie en ce point.
Svaja se tenait le ventre d'où s'échappait du sang.
« Comment ?!
- La "charge fantastique des walkyries " est une attaque semblable à
l'aiguille écarlate qui permet de combiner la vitesse à la puissance : j'ai
concentré toute la puissance de mon cosmos dans mes paumes et je l'ai libéré au
niveau du ventre. »
Malgré la douleur qui déformait ses traits Svaja parvint à sourire.
« Bravo ! Mais tu ne m'as pas tuée, c'est une erreur.
- Si je t'avais tué sans te laisser une chance je serais redevenue un pantin
entre les mains du pouvoir maléfique de l'anneau.
- Me laisser une chance ?
- Oui, je t'en conjure. Abandonne ! Tu n'as plus la force de me battre.
- Tais-toi ! Tu ne sais pas ce que j'ai enduré !
- Oh si je le sais. Mais je sais aussi une chose : l'ultime cosmos ne s'éveille
jamais dans la haine.
- Si c'est vraiment ce que tu penses attaque-moi et on verra si le fait d'avoir
une armure t'a rendue plus forte que moi. »
Lâchant son ventre Svaja joignit ses mains au-dessus de sa tête, ses cheveux
rouges flamboyaient de plus belle.
Autour d'elle c'était tout le Muspellsheim qui s'animait, la lave éclaboussait
les parois rocheuses, les geysers montaient de plus en plus haut.
Tout indiquait que Svaja allait tenter le tout pour le tout.
Hilda prit une position d'attaque.
Les deux adversaires se toisaient.
« Je dois déchaîner toute ma haine dans cette attaque, mes flammes
l'emporteront en enfer. »
« J'ai déjà réussi une fois à percer son attaque, je dois y parvenir à nouveau.
»
Svaja attaqua. " Que l'enfer brûlant soit ton tombeau Brunehilde, que les
flammes de Sulfure t'emportent ! " " Subis la fureur du Muspellsheim
! "
Hilda hésita. Incroyable, Svaja avait invoqué l'enfer brûlant et les flammes de
Sulfure en même temps !
Elle comprit alors le plan de Svaja : si elle ne parvenait pas à détruire
Hilda, l'écroulement du Muspellsheim s'en chargerait. C'était une action
suicide.
Hilda n'avait pas le choix : il fallait que la vitesse de " la charge
fantastique des Walkyries " atteigne celle de la lumière pour ne pas être
affectée par aucune des attaques.
" Adieu ma sœur ! Par la charge fantastique des Walkyries "
Les flammes de Sulfure foncèrent vers Hilda en même temps que les colonnes de
feu détruisaient le Muspellsheim faisant s'écrouler des pans entiers du plafond
sur les deux adversaires.
Hilda sentit sa vitesse s'accroître à l'infini : elle évita une puis deux
colonnes de feu en même temps qu'elle s'enfonçait dans l'œil des flammes de
Sulfure.
Soudain Svaja lui apparut, elle jeta ses paumes en avant puis plus rien : une
sensation de brûlure.
Hilda et Svaja étaient debout, chacune à un bout différent de la caverne, elles
se tournaient le dos.
Hilda mit un genou à terre, de tous les pores de sa peau s'échappait de la
vapeur de sang. De toute évidence elle n'avait pu complètement éviter l'attaque
de son adversaire.
Svaja abaissa les bras.
" Pas la peine de me donner la satisfaction de savoir que je t'ai blessée.
Je sais très bien que j'ai perdu Brunehilde. "
Svaja était toujours debout mais sa chevelure avait perdu toute vie. Des
gouttes de son sang tombèrent à terre.
De son ventre et de tous les espaces non protégés de son corps s'écoulait du
sang aussi rouge que ses cheveux.
Hilda se retourna.
Svaja reprit : " Non, ne pleure pas Brunehilde car je ne pourrais faire de
même : mes larmes sont taries. "
Hilda ne parvenait pas à cacher sa peine. Svaja se retourna et tendit la main
dans un signe de dénégation.
" Non, ne t'attarde pas, le Muspellsheim va s'écrouler, je vais mourir ici
mais avant de partir promets-moi… promets-moi de chanter le chant funèbre des
Walkyries en mon honneur devant le Walhalla quand tu auras inversé les mots du
pouvoir : quand Asgard sera redevenue la brillante cité qu'elle était avant le
Ragnarok "
Hilda ouvrit la bouche.
" Je te le promets ma meilleure ennemie, ma sœur "
Svaja tomba en avant, une larme perlant au coin de ses yeux. " Sœur "
Ses yeux se fermèrent une dernière fois et son âme partit rejoindre les autres
Walkyries mortes au combat dans leur chevauchée fantastique.
chapitre précédent - chapitre suivant
le 03/01/2007 à 20:54:47 par
Bon, maintenant que l'une des fics les plus originales a été publiée, on peut sabrer le champagne ! Lol ! Mais même si les deux premiers chapitres sont plutôt courts, cela prendra une autre tournure après !
Haut 
le 05/01/2007 à 14:36:54 par
Merci de poster sur ce sujet. Les deux premiers chapitres datent de plus de quatre ans il est vrai mais je ne pense pas qu'ils soient mauvais. Ils ont juste pour fonction de contextualiser l'action et de créer la surprise en en expulsant les saints.
Haut 
le 05/01/2007 à 18:24:51 par
ils sont même très bons  très bien écrits
Haut 
le 05/01/2007 à 20:01:19 par
Sinon, personnellement j'aime bien comment c'est parti.
Cote ecriture, j'attends la suite pour pouvoir me prononcer 
Haut 
le 05/01/2007 à 21:35:03 par
Peut-être devrais-je redécouvrir cette fic... 
Haut 
le 05/01/2007 à 23:12:41 par
Je précise pour ceux qui découvrent que les 7 premiers chapitres font souvent moins de quatre pages pour ne pas rendre le début de la fic trop lourde pour le lecteur.
Question intrigue, elle se développe par la suite même si vous aurez compris que Zeus et Athéna sont les pendants d'Hadès.
Haut 
le 30/01/2007 à 22:23:40 par
Bon, les chapitres 3 et 4 sont en ligne. Il subsiste toujours un léger bug pour les tirets qui deviennent des chiffres.
Haut 
le 08/02/2007 à 17:38:15 par
Petit menage de fait 
Haut 
le 13/02/2007 à 17:56:23 par
Tiens j'étais passé à côté de ce post lorsque je ne maîtrisais pas bien les outils de ce forum (je ne pense pas que ce que je vais dire soit un spoil): Dans la toute première version de la fic, j'avais mis un avertissement au lecteur dans lequel j'expliquais mon hostilité pour les saints: "Ce que je n'aime pas : Les Saints qui gagnent à tous les coups, le manichéisme qui se dégage de la plupart des chapitres, le bâclage monumental du dernier tome du chapitre Hadès. L'amour c'est beau mais à la longue c'est lourd. Il y a d'autres sentiments qui méritent le respect : la loyauté, l'honneur, le courage, l'abnégation et en général la fidélité à toutes les idées qu'on a juré de servir. Et puis après tout pourquoi ce serait toujours les saints qui auraient le monopole de la justice ? Leurs adversaires aussi sont souvent des hommes prêts à mourir pour leurs idéaux. Et puis je trouve profondément injuste que Seiya et ses compagnons se sortent toujours indemnes de leur bataille quand leurs adversaires ont à peine droit à une épitaphe. C'est pour toutes ces raisons que les héros de ma fiction ne seront en aucune façon les Saints mais certains spectres et les guerriers divins ressuscités." Je trouvais à cette époque que l'emballage dans lequel on nous livrait 90% des fanfics était très décevant: retour des bronzes, résurrection des golds, combat contre Arès ou Cronos. Je trouvais ça caricatural au possible et dans les premières semaines où j'écrivais, je le faisais avant tout pour tordre le cou à ces scénarios caricaturaux. Mort c'est mort et celui qui vit par l'épée meurt par l'épée. Le problème de beaucoup de fics à mon avis est que, s'inscrivant dans la continuité de l'oeuvre, elles se privent de la possibilité d'approfondir les personnages qui en sont issus et restent prisonnières d'un certain manichéisme. Pour cette raison, j'ai eu envie de faire vivre ou revivre d'autres personnages plus controversés et montrer que toute personne peut avoir une seconde chance dans la vie. Je vois que les derniers chapitres n'ont suscitté aucune réaction, j'espère faire mieux quand j'enverrai les suivants.
Haut 
le 13/02/2007 à 22:29:56 par
En même temps, y'a pas mal de fans de St Seiya qui sont restés sur leur faim après la fin du Hadès Chapter... Mais c'est vrai qu'on pouvait allègrement se passer de la résurrection des Golds ! C'est devenu caricatural à long terme, dans la mesure où pas mal de fics sont des post-Hadès... Mais c'est vrai que pour tordre le cou aux clichés, tu n'y es pas allé par 4 chemins ! Avec le recul, on pourrait peut-être dire qu'avec ta fic, tu as fait ce que Wes Craven avait fait avec "Scream"... Disons que j'aime bien une certaine fidélité à l'esprit initial de l'oeuvre, mais ta fic a le mérite d'être originale et d'avoir un style littéraire, mais pas rébarbatif, malgré une intrigue parfois un peu complexe... Et puis, c'est vrai L'inverse de moi et ma fic sur SSDB, quoi ! Cela dit, je l'ai relue rapidement ce soir...
Haut 
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